Petits champions de la lecture

En coulisse, les bibliothèques championnes de la lecture

Finale nationale des Petits champions de la lecture à la Comédie-Française en juin 2019. - Photo FRÉDÉRIC BERTHET

En coulisse, les bibliothèques championnes de la lecture

Ce 30 juin, se tient la finale des Petits champions de la lecture, qui distinguera un élève de CM2. A leurs côtés, les bibliothécaires sont de plus en plus aux manettes. Un moyen de déployer leurs compétences.

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Par Fanny Guyomard,
Créé le 30.06.2021 à 11h00,
Mis à jour le 30.06.2021 à 11h00

L’opération rassemble cette année plus de 60000 enfants, et le point final est posé ce 30 juin, à 14 heures, à la Comédie française : après une ultime lecture à voix haute, l’un des quatorze élèves de CM2, déjà vainqueurs des épreuves locales, sera sacré par le jury « Petit champion de la lecture ». Ce sera le neuvième à remporter ce titre, créé par le Syndicat national de l’édition et chapeauté par les ministères de l’Education et de la Culture. Il fédère chaque année de plus en plus d’enfants, d’enseignants…et de bibliothèques. Elles sont 112 cette année à exprimer toute la gamme de leurs missions.

Rôle de prescripteur

Le bibliothécaire intervient dès le choix libre du texte que l’enfant déclamera à son auditoire. « On l’aide à trouver le livre qui lui correspond et qui lui permettra de se révéler », résume Cécile Ferraton-Roulleau, responsable du secteur jeunesse de la médiathèque de Meudon (Hauts-de-Seine). D’après un sondage national, un tiers des enseignants participants disent avoir profité de ce service.

Symbole de leur implication, les bibliothèques organisent aussi les finales départementales directement dans leur locaux. Cette année, 90 l’ont fait, sur les 150 organisées. A Meudon, elles ont été délocalisée dans une salle municipale, mais Cécile Ferraton-Roulleau espère les réintroduire dans la médiathèque : « C’est une manière de rendre visible nos actions autour de la lecture à voix haute que l’on mène tout au long de l’année et pas seulement lors de ce championnat.» 

Heure du conte, journée sidérale de la lecture à haute voix… Avec la lecture à haute voix, les bibliothèques baignent dans leur élément : « Notre métier est de rendre nos collections accessibles et de transmettre des émotions, d'ouvrir vers l’imaginaire. On dépasse le cadre purement scolaire pour aborder le plaisir de la lecture et du partage. C’est donc important, pour nous, de participer à ce concours avec qui on partage la même philosophie », développe la responsable jeunesse de la médiathèque de Meudon.

De la préparation des orateurs à celle du jury


Les médiathèques vont même jusqu’à choisir et à préparer les jurés (bibliothécaires, médiateurs du livre, libraires, élus locaux, représentants associatifs, responsables de salon du livre, auteurs, illustrateurs…), gérer les vidéos, compiler les résultats… et préparer les candidats. Meudon a mis en place, avant la finale départementale, un échauffement avec une professeure de théâtre.

La coordinatrice nationale des Petits champions de la lecture, Laura Baron, remarque que « depuis quelques mois, des bibliothèques veulent organiser des ateliers de mise en voix, prêter des malles de livres… Elles s’investissent dans la participation des enfants, au-delà de la participation au jeu. »

Pour les préparer, un nouveau rendez-vous en visioconférence se tiendra le 7 octobre, avec la formatrice de la lecture à voix haute, Frédérique Bruyas
Certaines bibliothèques se sont déjà lancées à créer leur propre groupe, hors cadre scolaire. Les années précédentes, ils représentaient autour de 5% des groupes en lice. Cette année, c'est le double.

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