Peu d'écrivains ont eu l'honneur de voir leur vie transposée sur grand écran. Diane Kurys a dédié une fiction à Françoise Sagan, l'auteure de Bonjour, tristesse, avec laquelle elle avait failli collaborer sur le scénario des Enfants du siècle.

Sylvie Testud incarne jusqu'au moindre tic cette femme moderne et excessive, qui ne s'économisait jamais. Le film (2 heures) sort en salles le 11 juin.

Sur le principe assez classique du “biopic” (film biographique), Sagan retrace chronologiquement les étapes les plus marquantes de son histoire, depuis la publication de son best-seller jusqu'à son dernier souffle.

Dans la version cinématographique qui force sur les ellipses, il reste des pans entiers de sa vie oubliés. Le script s'intéresse davantage à la personnalité de cette “bourgeoise insouciante” qu'à sa “petite musique”. Car le film, étrangement, fait l'impasse sur son œuvre littéraire. Seules quelques séquences où elle tape à la machine à écrire, écrit au stylo bleu, signe des dédicaces dans les librairies nous rappellent l’écrivain.

Nous croisons quelques fantômes germanopratins : Guy Schoeller (son premier mari et le fondateur de la collection “Bouquins” chez Robert Laffont), René Julliard (son premier éditeur), l'écrivain et ami Bernard Franck, ou encore Françoise Verny (qui va la pousser à écrire ses Mémoires chez Gallimard). Mais rien sur ses créations pour le théâtre ou le cinéma. Dans sa note d'intention pourtant, Diane Kurys “espère qu'on va la relire”, ajoutant : “Ce ne serait que justice qu'on la redécouvre”.

Mais son Sagan incitera surtout à s'immerger dans les biographies qui lui sont consacrées.






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