Prix littéraire

Hadrien Bels, lauréat du prix littéraire de la Porte Dorée 2021

Hadrien Bels - Photo ED ALCOCK

Hadrien Bels, lauréat du prix littéraire de la Porte Dorée 2021

Le primo-romancier est récompensé pour Cinq dans tes yeux, paru aux éditions Iconoclaste en août 2020.

Par Dahlia Girgis,
Créé le 26.06.2021 à 18h30,
Mis à jour le 26.06.2021 à 23h39

Le prix littéraire de la Porte Dorée 2021 récompense le primo-romancier Hadrien Bels pour Cinq dans tes yeux, paru aux éditions Iconoclaste en août 2020. Déjà vendu à près de 20000 exemplaires, le roman était finaliste du Prix des Inrockuptibles 2020.

La remise de prix clôture la 5e édition du salon LittExil qui a eu lieu ce samedi 26 juin au Palais de la Porte Dorée. Doté de 4000 euros, le prix récompense chaque année une œuvre écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires.

Dans son roman, le lauréat fait le portrait de Stress, Nordine, Ichem, Kassim, Djamel et Ange, tous venus d’Algérie, des Comores ou du Toulon des voyous. C’était les années 90, dans le quartier du Panier à Marseille, au-dessus du Vieux-Port. Mais aujourd’hui, les pauvres ont été expulsés du Panier, les bobos rénovent les taudis et les touristes adorent arpenter ses rues tortueuses. Ses anciens potes sont devenus chauffeur de bus, agent de sécurité, dealer ou pire. Un peu artiste, un peu loser, Stress rêve, lui, de tourner un film sur son quartier d’enfance, et de leur faire rejouer leurs propres rôles de jeunes paumés, à coups de scènes colorées et d’arrêts sur image.

Né en 1979, Hadrien Bels a grandi à Marseille. Il est aujourd'hui vidéaste et réalisateur. Ses parents sont arrivés d’Algérie en 1978. Son père, pied-noir et professeur de droit à l’université et sa mère, administratrice aux Beaux-Arts et issue d’une vieille famille d’aristocrates désargentés du Sud-Ouest, ont acheté un petit logement dans le quartier du Panier.

Le jury présidé par l'écrivain, et lauréat 2020, Mehdi Charef, était composé de Judith Roze, directrice du Département Langue française, Livre et Savoirs - Institut français, Alexis Nouss, professeur en littérature générale et comparée à l’Université d’Aix-Marseille, Mathieu Simonet, écrivain, Sébastien Zaegel, délégué général de l’Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis, Blandine Fauré, coordinatrice du Festival Effractions (BPI), Fernando de Baros, libraire, Librairie Tschann et deux lycéens du Lycée Jules Vernes de Cergy.

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