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Italie : le marché en croissance au premier semestre 2021

Tuttestorie à Cagliari

Italie : le marché en croissance au premier semestre 2021

Le marché du livre enregistre une croissance de 44 % en volume et de 42 % en valeur par rapport aux six premiers mois de 2020. Le premier semestre 2021 est par ailleurs meilleur que celui de 2019.

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Par Cécilia Lacour,
Créé le 13.07.2021 à 15h26,
Mis à jour le 13.07.2021 à 16h00

Après un bon bilan l’année passée malgré le difficile contexte sanitaire, le marché du livre en Italie poursuit sa croissance au premier semestre 2021. Selon les données présentées par l’Association des éditeurs italiens (AIE), 15 millions d’exemplaires ont été vendus en librairie entre le 4 janvier et le 20 juin, soit une hausse de 44 % par rapport à 2020. Ces ventes ont généré un chiffre d’affaires de 698 millions d’euros (+42 %). Mieux encore : ces résultats sont en augmentation par rapport à 2019 (+31 % de ventes en volume et +28 % en valeur).

"Le marché du livre ressemble à une vague qui, en s’élevant, entraîne tous les bateaux avec elle, analyse le président de l’AIE, Ricardo Franco Levi, dans un communiqué. Mais ces résultats ne sont pas aléatoires. Ils sont le fruit des effort des éditeurs et de tous les acteurs de la chaîne, qui ont continué à investir et innover même pendant les mois les plus difficiles de la pandémie, mais aussi des décisions du gouvernement et du Parlement qui ont préservé le secteur, principalement en autorisant la réouverture des librairies pendant les confinements et donc en lançant des mesures de soutien au livre."

Selon l’AIE, ces bons résultats sont aussi poussés par le "18app", l’équivalent du Pass Culture français, qui a permis au secteur de collecter en janvier et février 75 millions d’euros de plus que sur la même période l’année précédente. Par ailleurs, les Italiens semblent lire davantage : 31 % des lecteurs déclarent lire plus qu’avant, et 25 % des acheteurs de livres assurent acheter davantage qu’auparavant. Seuls 13 % des sondés déclarent lire ou acheter des livres moins souvent.

Valérie Perrin au top

Les librairies physiques, qu’elles soient indépendantes ou qu’elles appartiennent à une chaîne, bénéficient de cette embellie. Elles enregistrent un chiffre d’affaires total de 332,9 millions d’euros, en croissance par rapport à 2020 et 2019. Les ventes en ligne ont explosé, pour s’établir à 327,9 millions d’euros contre 184,6 millions en 2019. Elles représentent désormais 47 % du total des ventes. Ce marché numérique "ne détourne pas les ventes des autres canaux d’achat mais permet au marché de faire un bond en avant", assure l’AIE dans son communiqué. En revanche, la situation est plus difficile pour les grandes surfaces culturelles.

Si tous les segments semblent être en croissance, quelques-uns se portent particulièrement bien. C’est notamment le cas du pratique et des jeux (+302 %), des bandes dessinées (+214 %), des ouvrages sur la politique contemporaine (+ 99 %), de la littérature – avec un intérêt particulier pour Dante – (+94 %) et des biographies et autobiographies (+85 %).

Cette hausse du marché ne bénéficie pas seulement aux best-sellers mais à l’ensemble des ouvrages, selon l’AIE, qui dresse par ailleurs la liste des dix meilleures ventes du semestre. Dans ce classement figurent, à la 4e place, la traduction italienne de Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin (Albin Michel, 2018), ou encore Une terre promise de Barack Obama (Fayard, 2020) et le septième volume de la série Les sept sœurs de Lucinda Riley (Charleston), respectivement aux 9e et 10e rangs.
 

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