Depuis l'été 1981, notre collaborateur Jean-Claude Perrier se rend régulièrement en Inde. De cette fréquentation, il a tiré plusieurs livres et une bonne connaissance de la littérature et du monde intellectuel du sous-continent. Même si « par rapport à l'Inde, on naît et on demeure le "barbare" d'Henry Michaux. J'assume, je fais de mon mieux, je tâche d'apprendre à chaque voyage quelque chose de nouveau, de compléter ou de corriger telle idée, de découvrir un coin de Mother India où je n'étais pas encore allé. »
C'est à ce titre qu'il a participé à trois voyages du président de la République dans ce pays avec lequel ce dernier tenait à marquer un lien particulier. Il a notamment conseillé le choix d'un cadeau de Macron à Modi : la traduction de L'offrande lyrique de Rabindranath Tagore (seul Prix Nobel indien), par André Gide (Prix Nobel français), publié en 1913 dans la NRF.
Bienveillance et ironie
Ces voyages ont été l'occasion de côtoyer le Premier ministre indien et surtout le président de la République, qu'il évoque avec bienveillance mais non sans une pointe d'ironie. « Il vit pleinement chaque instant, chaque propos, chaque rencontre avec une totale et intense sincérité. » Avant de passer au suivant.
Dans Une certaine idée de l'Inde, on découvre également les us et coutumes des voyages officiels, où tout le monde est important, mais certains plus que d'autres. Et il est également question de géopolitique, de ventes de Rafale et d'autres voyages que Jean-Claude fit pendant les élections législatives de 2024 et lors de la guerre éclair entre l'Inde et le Pakistan en 2025. S'agaçant au passage du point de vue critique de la presse française sur ce pays. Il y est aussi question des Beatles, de Ravi Shankar, de Pierre Loti ou encore de Bénarès/Varanasi. Mais surtout de ce sentiment « qu'en Inde on vit tout plus intensément. »
