Disparition

Jean-Paul Caracalla, écrivain et président du Prix des deux Magots, est mort

Jean-Paul Caracalla - Photo LA TABLE RONDE

Jean-Paul Caracalla, écrivain et président du Prix des deux Magots, est mort

Le président du Prix littéraire des Deux Magots et auteur de nombreux romans est décédé lundi 25 février, à l'âge de 97 ans.

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Par Alexiane Guchereau,
avec Réseaux sociaux,
Créé le 26.02.2019 à 19h04,
Mis à jour le 26.02.2019 à 20h00

Auteur et président du prix des Deux Magots, Jean-Paul Caracalla s'est éteint lundi 25 février, à l'âge de 97 ans, a-t-on appris auprès du prix. Né le 2 août 1921, et amoureux des chemins de fer, qui a passé quarante ans au service de la Compagnie internationale des Wagons-lits, a écrit une trentaine de livres édités principalement par Denoël puis la Table ronde.

En 1951, il redonne vie à la Revue des Voyages, dont la parution avait cessé en 1940.  Il y fait publier des textes de Blaise Cendrars, de Jacques Chardonne ou encore de Louise de Vilmorin. Jean-Paul Caracalla voit alors dans cette renaissance le moyen de faire de la revue "le rendez-vous des grands écrivains voyageurs". En 1969, la revue devient un magazine et a changé de titre devenant Connaissance des voyages.
 
Il devient en 1972 le secrétaire général du prix des Deux Magots, dont il présidait le jury. Membre de comité de lecture de Denoël, il y publie aussi certains de ses romans. Passionné par la ville de Paris, ses ouvrages retracent ses Vagabondages littéraires parisiens (La table ronde, 2003) à travers plusieurs quartiers de la capitale tels que Montmartre, Saint-Germain-des-Prés ou encore les Champs Élysées. Sa passion pour les voyages et les chemins de fer lui inspire Le goût du voyage : de l’Orient Express au train à grande vitesse, paru en 2001 à la Table ronde. L’occasion pour l’auteur de célébrer les 125 ans d’existence de la Compagnie dans laquelle il a passé une partie de sa vie.  
 
Un homme « au carrefour de la littérature et du tourisme »
 
Jean-Paul Caracalla a su s’imposer dans le paysage littéraire,  qui le pleure aujourd’hui. Dans un tweet, Bernard Pivot, écrivain et président de l’Académie Goncourt, se souvient d’un "vieil ami, fin, malicieux, cultivé et généreux", aux qualités et passions le placent "au carrefour de la littérature et du tourisme".
 
La journaliste Marianne Payot, juré du prix des Deux Magots, loue, toujours sur twitter, "la gentillesse, l’élégance et les passions", qui ont animé l’homme de 97 ans.
 

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