Jeudi 19 février, lors de la présentation des comptes 2008 de Pinault-Printemps-Redoute (PPR), sa filiale la Fnac a annoncé, au titre de l'exercice passé, une stabilité de son chiffre d'affaires, à 4,6 milliards d'euros pour la France et l'international.
Alors que les produits techniques (58 % du CA) et les CD-DVD (17 %) ont reculé de respectivement de 1 % et 4 %, le livre (18 %) a progressé, tous pays confondus, de 2,4 %, à données comparables.
En France, plus spécifiquement, où le CA global s'est tassé de 1,2 %, les ventes de livres ont augmenté de 1,6 % et approcheraient les 560 millions. La Fnac estime ainsi avoir augmenté sa part de marché à 15,2 %.
A l'international, où l'enseigne réalise environ le tiers de son activité, le CA a progressé de 3 %, avec, d'un côté de très bonnes performances en Italie et au Brésil, et de l'autre une dégradation en Espagne.
La Fnac qui a poursuivi en 2008 une politique de gestion rigoureuse, avec une diminution de 11 % de ses stocks et une amélioration de ses conditions d'achats, annonce également un résultat opérationnel courant de 186 millions d'euros (contre 199 millions en 2007), soit une rentabilité de 4,1 %.
Pour 2009, comme toutes les filiales de PPR, la Fnac a vocation à baisser encore ses coûts. Un plan d'économies de 35 millions d'euros a d'ailleurs été annoncé mercredi 18 février.
Dans ce cadre, le rythme des ouvertures de magasins sera ralenti, passant de 13 en 2007 et 2008 à 3 en 2009, respectivement au Portugal, au Brésil et en France, en région parisienne. Parallèlement, une fermeture de magasin est d'ores et déjà programmée à Bâle, en Suisse alémanique, un an tout juste après son ouverture.
Enfin, le plan d'économies prévoit aussi la suppression de 400 postes en France. Cette mesure, annoncée aux comités d'entreprise mercredi 18 février, a d'ores et déjà suscité des réactions de la part des organisations syndicales parisiennes CGT, FO et Sud qui la considèrent comme “complètement démesurée” par rapport aux résultats économiques de l'entreprise et du groupe.
Notons en effet que, lors de la présentation des comptes 2008 de PPR, François-Henri Pinault s'est félicité des performances de 2008 avec une progression de 5,8 % du CA global (à 20,2 milliards d'euros) et de 5 % du résultat opérationnel courant (à 1,7 milliard), ainsi que le dégagement d'un cash-flow opérationnel de 1 milliard d'euros. Dans ce contexte, il a démenti tout projet de cession d'activités en 2009, à l'exception de Surcouf dont le processus de vente est engagé.