Avec La solitude Caravage (Fayard), Yannick Haenel, prix Médicis 2017 pour Tiens ferme ta couronne, apporte sa contribution à la passion pour le maître italien qui s'est emparée du public. Publié le 20 février avec un premier tirage de 6 500 exemplaires, le livre entre en 23e position du palmarès essais et a été réimprimé pour atteindre les 10 000 volumes tirés. Il survient après un automne où Le Caravage a été célébré par une exposition au musée Jacquemard-André à Paris, prolongée en raison de son succès, et un 2e tome de sa biographie en BD par Milo Manara chez Glénat.

Le peintre italien (1571-1610) a eu une vie romanesque : bagarreur, alcoolique, il faisait poser des prostituées pour ses tableaux religieux et a été banni de Rome pour avoir tué un homme. Le succès deLa solitude Caravagetient aussi au parallèle que l'écrivain fait avec son propre parcours, dévoilant le lien qu'il entretient avec cette œuvre (le portrait tronqué d'une femme marque son éveil érotique à 15 ans). « La peinture se construit grâce aux pensées qui animent le pinceau. Un livre [...] ressuscite l'émotion ressentie devant son image, réinvente avec des mots ce que nous avons vu et qui nous a troublé », écrit-il.

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