Francfort 2019

La France prête à relever des défis

Le Seuil et La Martinière ont rejoint le stand collectif du Bief - Photo OLIVIER DION

La France prête à relever des défis

Lors du traditionnel cocktail du stand collectif français, mercredi 16 octobre, les diverses instances représentatives des éditeurs ont fait preuve dans leur discours, d'optimisme et de volonté de conquête.

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Par Anne-Laure Walter,
à Francfort,
Créé le 16.10.2019 à 23h47,
Mis à jour le 17.10.2019 à 00h01

Lors du traditionnel cocktail du Bureau international de l'édition française (Bief), mercredi 16 octobre, à la foire de Francfort, Vera Michalski, la présidente du Bief s'est réjouie du succès de l’édition française à l’international. "Avec 13 785 titres négociés l’année dernière, dans tous les domaines, le livre français s’impose plus que jamais comme la deuxième langue la plus traduite dans le monde après l’anglais", a-t-elle lancé.

Le Bief rassemble encore cette année sur son stand plus de 125 maisons d’édition avec deux arrivées : La Martinière et le Seuil qui jusqu'alors avaient un stand à part et qui ont leur petit carré sur le stand collectif et le Syndicat des éditeurs alternatifs (SEA), qui réunit des éditeurs de bande dessinée.

L'organisme de promotion du livre français à l'international poursuit sa mue. Outre la transformation esthétique du stand collectif depuis un an, le Bief a introduit de nouvelles initiatives à son programme comme les "séjours perspectives" pour découvrir un marché,  l’organisation du premier fellowship d’éditeurs arabes la troisième semaine de novembre à Paris, ou la parution en novembre, en amont de l’invitation d’honneur faite aux éditeurs indiens à Livre Paris l’année prochaine, d' une importante étude consacrée au marché en Inde, la première étude depuis 7 ans.

Un marché de l'offre

Conquérant et résolument positif malgré un chiffre d'affaires du secteur en baisse l'an passé, Vincent Montagne, président du Syndicat national de l'édition (SNE), a insisté sur le fait que l'édition est un marché de l'offre et qu'elle s'appuie désormais sur un système de création multisupports à l'image de ce développe le secteur jeunesse.

Il a choisi Francfort pour rappeler les défis qu'ils restent à relever au niveau européen, louant le travail de lobbying avec la Fédération des éditeurs européens auprès des parlementaires. Le renouvellement du Parlement européen et de la commission implique qu'il va falloir repartir en campagne pour réexpliquer aux élus les particularités des métiers du livre.
 
Vincent Monadé, président du CNL - Photo OLIVIER DION
Quant à Vincent Monadé, il a voulu apporter quelques nuances à l'enthousiasme ambiant. "Nos métiers ne vont pas très bien et nos chiffres d'affaire se tassent même si nous restons la première industrie culturelle et de loin" a rappelé le président du Centre national du livre (CNL). Il a identifié trois défis pour l'avenir à commencer par la question de la lecture et de la nécessité de former des générations de lecteurs ce que tentent de faire le SNE avec ses "petits champions de la lecture" et le CNL avec "Partir en livre". "C'est formidable mais pas suffisant" déplore-t-il.

En ce qui concerne la croissance externe du marché via les cessions de droits, il appelle à de nouveaux moyens pour permettre au livre d'être dans les festivals audiovisuels par exemple et demande plus largement aux pouvoirs publics de mieux soutenir la filière.
 

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