La Frondeuse : Valérie Trierweiler obtient 10 000 € de dommages et intérêts

Valérie Trierweiler © Olivier Dion / LH

La Frondeuse : Valérie Trierweiler obtient 10 000 € de dommages et intérêts

Le TGI de Paris a en revanche débouté Patrick Devedjian qui avait attaqué en diffamation. Pour des raison de procédure, les poursuites engagées par Mme Trierweiler en diffamation seront jugées ultérieurement.

J’achète l’article 1.50 €

Par Vincy Thomas,
avec vt, avec afp,
Créé le 05.06.2013 à 00h00,
Mis à jour le 05.06.2013 à 00h00

Les auteurs et la maison d'édition de l'ouvrage La Frondeuse ont été condamnés mercredi à verser solidairement 10 000 euros de dommages et intérêts à Valérie Trierweiler pour atteinte à la vie privée, selon l'avocat de l'éditeur, Les éditions du Moment, Me Olivier Pardo.

Le tribunal de grande instance de Paris a en revanche débouté Patrick Devedjian, qui avait quant à lui attaqué en diffamation. Il va faire appel, selon l'un de ses avocats, Me Olivier Schnerb, déplorant que le tribunal ait estimé que l'imputation d'une relation l'adultère, que M. Devedjian avait démentie, n'était pas diffamatoire.

La compagne du Président de la République et le député des Hauts-de-Seine avaient l'un et l'autre attaqué l'ouvrage qui leur prêtait une relation ancienne.

En outre, le magazine Point de vue a été condamné, solidairement avec l'un des auteurs - le journaliste Christophe Jakubyszyn - interviewé dans l'hebdomadaire, à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à Mme Trierweiler.

Les dommages et intérêts seront reversés à des oeuvres caritatives, a-t-elle ajouté.

"C'est une très bonne décision pour nous, on est tout à fait satisfait", a déclaré à la presse l'avocate de Mme Trieweiler, Me Frédérique Giffard. Ces dommages et intérêts seront reversés à des oeuvres caritatives.

Soulignant que la protection de la vie privée s'apprécie moins strictement lorsqu'il est question d'une personne exposée à la curiosité du public, les juges de la 17e chambre soulignent que Valérie Trierweiler ne doit pas pour autant être privée de toute protection en la matière.

Malgré l'emploi du conditionnel et certaines précautions de langage prises dans un premier temps, les auteurs "sont ensuite affirmatifs", observe le tribunal.

Pour des raison de procédure, les poursuites engagées par Mme Trierweiler en diffamation seront jugées ultérieurement.

Pour Me Pardo, le fait que M. Devedjian ait été débouté de son action en diffamation est de bon augure concernant ce procès à venir, puisque les mêmes passages sont poursuivis par l'un et l'autre.

"Je trouve que cette décision d'absence de diffamation est importante pour la liberté d'expression et le droit de la presse", a ajouté l'avocat. Interrogée à cet égard, Me Giffard a quant à elle préféré attendre de prendre connaissance "en détail des motivations qui ont conduit le tribunal à débouter M. Devedjian".

La Frondeuse, publié en octobre dernier, s'est vendu à plus de 30 000 exemplaires (selon Ipsos).

_______

Lire aussi :
"La Frondeuse" se retrouve à nouveau au tribunal
Valérie Trierweiler contre La frondeuse: une petite partie de l'assignation est déclarée nulle
Valérie Trierweiler réclame 85 000 euros aux auteurs et éditeur de La frondeuse


05.06 2013

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités