La librairie de Grignan promeut le second roman

La librairie de Grignan promeut le second roman

La librairie Colophon de Grignan élargit ses projets avec la création d'un prix du second roman. Reportage autour d'un "complexe" dédié au livre et aux mots.

Par Mylène Moulin ,
avec mmo
Créé le 18.07.2008 à 00h00

Colophon c'est tout une histoire. Librairie, maison d'édition, imprimerie, atelier-musée installés dans une vieille bâtisse sous l'œil protecteur de la Marquise de Sévigné. Chantal Bonnemaison a développé le « complexe » Colophon avec son ami Philippe Devoghel il y a presque treize ans dans le petit village drômois de Grignan. Il y a six ans sont nées les « Rencontres du deuxième titre » qui réunit chaque mois de mai des auteurs publiant leur deuxième roman. Les écrivains présents amènent chacun dans leurs bagages un invité qui participera aux débats et lectures. Laurence Tardieu, Simoneta Greillau et Didier Fourquier y ont déjà participé. Devant le succès de ces rencontres, Chantal Bonnemaison ambitionne de créer un prix du Deuxième titre pour 2009.


Espériences et plaisir

Les éditions Colophon ne publient que quelques titres par an à faible tirage. Surtout des « expériences et du plaisir » résume Philippe Devogel. Toutes les publications sont de véritables petits plaisirs des yeux et des concentrés d'humour, symboles de cet esprit humaniste qui caractérise le projet de la maison Colophon. Le but n'est pas de « faire du chiffre et de faire des réimpressions » mais bien de s'amuser. Des aventures qui peuvent parfois mener loin : l'illustratrice Aurélie Grandin qui y a fait ses premières armes est aujourd'hui éditée chez Albin Michel. En parallèle, l'Atelier-musée du livre et de la typographie propose des animations pédagogiques pour les scolaires, des visites-manipulation et des ateliers autour du livre, des mots et de l'imprimerie. Philippe Devoghel accueille régulièrement pour des stages des étudiants des Beaux-Arts d'Aix en Provence, de l'Intuit Lab de Paris et de BTS de l'Asfored.

Mis à l'écart du Festival de la Correspondance pour avoir critiqué la peopolisation des festivités, ils ont voulu faire revivre le temps où les écrivains venaient encore parler épistolaire dans la cour de leur atelier-musée du livre et de la typographie adossée à la librairie. Un lieu de culture et de transmission des savoirs incontournable dans la région.

18.07 2008

Les dernières
actualités