La révolution silencieuse et le Meunier hurlant au cinéma | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 01.05.2018 à 16h00 Adaptations

La révolution silencieuse et le Meunier hurlant au cinéma

Tom Gramenz dans "La révolution silencieuse" ; Bonaventure Gacon et Anaïs Demoustier dans "Cornélius"

Deux adaptations sortent en salles ce 2 mai 2018 en France: un film allemand d'après une histoire vraie, dont le livre reste inédit en français, et un film français d'après un roman finlandais du grand Arto Paasilnna.

Deux adaptations sortent en salles le 2 mai, abordant de manière différente la lâcheté humaine et ses trahisons tout comme le refus de l’uniformité.
 
La révolution silencieuse de Lars Kraume est inspiré du livre-témoignage de Dietrich Garstka, Das Schweigende Klassenzimmer, inédit en France.
 
L’auteur, né en 1939 à Berlin et décédé il y a deux semaines, raconte comment, avec de nombreux camarades de classe d’un lycée de Berlin-Est, il s’est enfui à Berlin-Ouest juste avant que le mur ne sépare la ville allemande. Devenu professeur en Allemagne de l’Ouest, il a publié son livre, une histoire de rébellion contre l’autorité communiste, en 2006 chez Ullstein Buchverlag. Sa biographie a été rééditée en février pour accompagner l’avant-première mondiale du film au Festival de Berlin.
 
Après un film sur le procureur Fritz Bauer qui avait initié les procès d’Auschwitz sorti en 2015, Lars Kraume réalise ici un film dans la veine du Cercle des poètes disparus à partir d’une histoire vraie. Le scénario mélange à la fois le récit publié et les souvenirs personnels de Dietrich Garstka, en prenant le point de vue de deux lycéens entrant en résistance contre l’Etat.
 

C’est aussi une forme de résistance que l’on retrouve dans Cornélius, le meunier hurlant, film de Yann Le Quellec, adapté du roman Le meunier hurlant d’Arto Paasilnna (Folio, traduit du finlandais par Anne Colin du Terrail), paru dans son pays en 1981. Le film transpose le récit de l’écrivain finlandais dans le sud profond de la France. C’est la deuxième adaptation cinématographique du livre, après celle de Jaakko Pakkasvirta, Ulvova mylläri, film finlandais réalisé en 1982.
 
Ce conte merveilleux mais tragique, retrace l’histoire d’un meunier qui s’installer au bout du monde pour produire de la farine. Si les villageois l’accueillent avec joie dans un premier temps, son comportement étrange, et sa qualité d’étranger, en font vite un paria. Seule la fille du maire du village comprend sa sensibilité et cherche à la défendre. Mais la peur est plus forte et une chasse à l’homme va conduire à une série de drames, sous la forme d’une allégorie évoquant le rejet de l’autre et de la différence.
 
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