La suite de "Orange mécanique" découverte dans les archives de l’auteur | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 25.04.2019 à 17h13 (mis à jour le 25.04.2019 à 18h17) Royaume-Uni

La suite de "Orange mécanique" découverte dans les archives de l’auteur

Anthony Burgess en 1988 - Photo OPEN MEDIA LTD - CC A-S A 3.0

Un manuscrit incomplet de 200 pages, intitulé The Clockwork Condition, a été découvert dans les affaires d’Anthony Burgess.

La suite du classique d’Anthony Burgess L'orange mécanique (Robert Laffont, 1972) a été découverte dans les archives de l’auteur, rapporte le Bookseller le 25 avril. Intitulé The Clockwork Condition, le manuscrit de cet essai incomplet de 200 pages faisait partie des affaires stockées dans la maison de l’écrivain à Bracciano, en Italie, avant qu'elles ne soient expédiées à Manchester, en 1993, après sa mort. Depuis cette date, elles sont sous la protection de la Burgess Foundation. C’est son directeur, le professeur de littérature moderne Andrew Bissel, qui a fait la découverte.

Burgess décrit The Clockwork Condition comme "une déclaration philosophique majeure sur la condition de l’homme contemporain". Le manuscrit est constitué d’une série de brouillons, de notes et de plans dans lesquels Anthony Burgess étaye les idées présentes dans le roman original, sur le crime, les punitions et les dangers potentiels de la culture visuelle transmise par la télévision et le cinéma. Il en profite notamment pour revenir sur la polémique concernant la violence frontale de l’adaptation cinématographique d’Orange mécanique par Stanley Kubrick.
 
Finalement "Burgess s’est rendu compte que rédiger cet essai était au-dessus de ses capacités, étant donné qu’il était romancier, et non philosophe, déclare Andrew Bissel. On lui a ensuite suggéré de publier un journal intitulé The Year of the Clockwork Orange, mais ce projet a également été abandonné. A la place, il publia un court roman autobiographique, Le testament de l'orange (Robert Laffont, 1975) [qui] reprend les idées de The Clockwork Condition." D’après l’universitaire, le manuscrit inachevé contient assez de matière pour élaborer une version publiable. Plusieurs éditeurs l'ont déjà contacté pour offrir leurs services.
 
close

S’abonner à #La Lettre