« Un truc de fou littéraire ». C'est ainsi que David Vincent, cofondateur de L'Arbre vengeur avec Nicolas Étienne, présente les Mémoires d'un estomac de Sydney Whiting (traduit par Charles-Henri Gros) à paraître le 21 août. Ce livre-hommage à un organe souvent négligé, initialement paru en 1853 en Angleterre et préfacé par Nicolas Sorel, inaugure la collection « Hypocondrie » sur une note d'humour noir.
L'être humain reste dirigé par son estomac, siège trop souvent ignoré de ses humeurs et ses comportements. Cet organe, souvent maltraité, prend la parole pour raconter ses épreuves, des rencontres douloureuses avec les crustacés aux régimes imposés, en passant par les excès alimentaires. Entre révolte et tendresse, ces mémoires gastriques expriment une relation complexe.
Ouvrages méconnus
D'autres ouvrages méconnus sont programmés pour nourrir cette « collection de saines lectures » : le Journal d'un médecin malade, de René Allendy, raconte les derniers mois de la vie d'un homme qui se sait condamné, quand le Journal d'un homme déçu, publié pour la première fois en 1917, est l'autopsie au jour le jour de l'existence de l'auteur, le jeune savant W. N. P. Barbellion, qui découvre qu'il est atteint d'une maladie incurable.
« On espère attirer des textes d'auteurs vivants sur la maladie, le rapport au corps », souligne David Vincent. Toutes les couvertures seront réalisées par le dessinateur Killoffer.