Société

Plusieurs ouvrages se penchent sur les multiples facettes du féminisme, aujourd’hui à toutes les sauces. Dans Pourquoi encore le féminisme ? Pour une éthique du libre choix (Presses universitaires de Grenoble, 7 décembre), la chercheuse franco-américaine Crystal Cordell Paris livre une réflexion sur les fondements moraux du féminisme. Considérant l’accouchement comme un des derniers bastions de la domination masculine, Marie-Hélène Lahaye - auteure du blog Marie accouche là - analyse dans Accouchement : les femmes méritent mieux (Michalon, 4 janvier) les pratiques et les politiques qui l’entourent.

Il sera encore question du corps des femmes dans Mon corps ne vous appartient pas : les femmes contre les labos, essai polémique de la philosophe Marianne Durano (Albin Michel, 17 janvier), qui accuse les grandes victoires du féminisme, telles la pilule ou le droit à l’avortement, d’avoir contribué à renforcer la domination masculine et appelle à une réappropriation du corps des femmes par les femmes. L’éditeur toulousain L’Asymétrie édite l’essai de l’anarchiste chinoise du début du XXe siècle, He Yin Zhen, La revanche des femmes et autres textes (12 janvier), dans lequel elle retrace d’histoire du mouvement féministe en Chine.

Pour retrouver le sens et les fondements de l’affirmation féministe dans l’histoire, Le Passager clandestin réédite La fabrique du féminisme : texte et entretiens de Geneviève Fraisse, le 23 janvier, en petit format dans la collection de poche qu’il a lancée au printemps. Enrichi d’une postface revenant sur les cinq années écoulées depuis sa parution originale, l’essai couvre plus de quarante ans d’histoire du mouvement féministe. Libre & Solidaire propose un essai de Françoise d’Eaubonne, disparue en 2005, Ecologie et féminisme : révolution ou mutation ? (8 février) dans lequel la cofondatrice du Mouvement de libération des femmes dénonce le capitalisme comme stade ultime du patriarcat. Enfin, la philosophe et féministe Séverine Auffret signe Une histoire du féminisme de l’Antiquité grecque à nos jours (L’Observatoire, 28 février), une synthèse de 600 pages. P. L.


01.12 2017

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