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Avec sa 3e édition, le Festival international du livre culinaire, un peu boudé à ses débuts par les éditeurs français, s'impose cette année comme un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs du secteur. Si le bilan définitif indique une hausse de la fréquentation par rapport à 2011 moins importante que celle estimée au départ par les organisateurs (autour de 11 % au lieu des 20 % annoncés), la manifestation semble cependant avoir conquis les professionnels. "Nous n'avions pas été totalement convaincus par les précédentes éditions, mais cette année, ce fut très fructueux, témoigne Pierre-Jean Furet, directeur éditorial et responsable des droits internationaux chez Hachette Pratique. Contrairement aux foires de Francfort et de Londres, on a vraiment du temps pour parler avec les éditeurs en profondeur de leur catalogue." Les principaux atouts du festival : rassembler des spécialistes du monde entier (cette année, 65 % des exposants venaient de l'étranger, de même que 50 % des visiteurs professionnels), et offrir ainsi un bon aperçu de la production internationale. Les gros acheteurs ne s'y sont pas trompés et sont venus, sans forcément exposer, "faire leur marché". Cette année, les Allemands et les Chinois, démarchés par les organisateurs par l'intermédiaire d'agences de communication spécialisées, étaient particulièrement bien représentés et ont assuré une bonne partie des négociations commerciales. La convivialité, saluée par les exposants, permet de créer d'autres rapports professionnels.
Augmenter la surface d'exposition
Pour l'édition 2013, Edouard Cointreau, directeur de la manifestation, a prévu d'augmenter la surface d'exposition de 20 à 50 %, et prévoit notamment de louer plus de "trade stands", des espaces avec tables et étagères de présentation pour les livres, nouveauté de cette année particulièrement appréciée par les exposants. L'organisateur compte également renforcer les liens avec le Salon du livre de Paris qui se tient quelques jours plus tard, et conquérir encore plus d'acteurs étrangers, en particulier les grandes maisons d'édition américaines du secteur. Le contrat de 3 ans avec le Centquatre étant arrivé à échéance, les organisateurs étudient différentes propositions, le fil conducteur de leur choix restant de disposer d'un lieu "très convivial".

