Pour 2013, le SLF a ainsi insisté sur la nécessité, pour toute la chaîne du livre, de relever de 2 points la rentabilité des librairies. Parmi les différentes pistes envisageables pour y parvenir, il a évoqué la création d'un fonds de soutien par le gouvernement, la suppression, toutefois de plus en plus improbable, du rabais de 5% (Voir LH 937 du 18 janvier 2013, p 14), ou encore de nouvelles améliorations des conditions commerciales octroyées par les diffuseurs. Dans ce cadre, tout en distinguant des autres ceux qui ont choisi d'accompagner la librairie, comme UD-Distribution, nommément cité, il a aussi évoqué le travail en cours mené au sein du syndicat pour «reposer en termes nouveaux la définition du qualitatif. Il faut la lier à la zone de chalandise, assure-t-il. Un libraire ne peut pas proposer la même offre et réaliser les mêmes ventes s'il est installé à Fécamp ou à Toulouse. Il faut davantage en tenir compte et établir sur le sujet des critères qui soient reconnus par tous nos partenaires.»
Les deuxièmes Rencontres nationales de la librairie prévues à Bordeaux les 2 et 3 juin avec quelque 700 professionnels attendus dont une majorité de libraires seront l'occasion de revenir sur ces sujets et sur l'économie du métier.
D'ici là, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, aura annoncé son «plan librairie» sachant que les derniers arbitrages sont prévus pour fin février.
