Jeunesse

Le succès des boîtes à histoires : le jouet sans écran

La boîte à histoires Merlin

Le succès des boîtes à histoires : le jouet sans écran

Les boîtes à histoires sont aujourd’hui de plus en plus recherchées par les familles pour éloigner les enfants des écrans. Le marché est en constante croissance avec l’apparition ces dernières années de nombreux concurrents.

Par Antoine Masset,
avec AFP Créé le 11.12.2023 à 17h38 ,
Mis à jour le 12.12.2023 à 15h02

À l’approche de Noël, la boîte à histoires devient, un peu plus chaque année, une star sous le sapin. Avec plus de 800 000 ventes en France cette année pour ces petites enceintes audios diffusant contes et chansons pour enfants, le marché actuel pèse désormais 30 millions d’euros avec une croissance de 48% sur trois ans à fin mai. « Lorsque nous avons lancé notre Fabrique à histoires (64,90 euros), l’idée était vraiment d’éloigner à tout prix les enfants des écrans et revenir à la tradition orale du conte », expose Igor Krinbarg co-fondateur de Lunii, la première conteuse sur le marché. Elle collabore depuis maintenant 10 ans avec des maisons d’éditions telles que Gallimard Jeunesse, Nathan Jeunesse ou Larousse pour transmettre un total de 384 contes interactifs aux plus jeunes de 3 à 7 ans. Toujours en quête d'évolution, ils ont lancé cet automne le baladeur interactif Flam, pour les 7/11 ans. Aujourd’hui selon Igor Krinbarg, Lunii représente 63% des ventes de conteuses sur le marché français avec 1,6 million d’enceintes audio vendues depuis 2016.

De multiples concurrents

De nombreuses maisons d’éditions veulent aussi se lancer sur le marché, dont l’École des loisirs avec le récent Max (59,90 euros) sorti le 27 septembre et diffusé à 40 000 exemplaires. Dotée de 4 heures d’écoute préchargées et d’une capacité totale de 50 heures, elle est couplée à l’application Max qui permet d’acheter de nouvelles histoires parmi les près de 300 récits disponibles, d’enregistrer ses propres lectures ou encore d’effectuer des quiz de culture générale. Bookinou (64,99 euros), labellisé par l’Éducation nationale, présente des contes des éditions Didier Jeunesse, l’Elan vert et encore une fois l'École des loisirs. Adressée au tout petit, cette boîte est un allié pédagogique pour les 15 000 enseignants qui l’utilisent. Bookinou propose aux enfants une écoute synchronisée avec la manipulation des livres. Les parents enregistrent leurs lectures via l’appli, et un système de gommettes permet ensuite de choisir son histoire. 350 titres sont proposés et 150 supplémentaires en 2024. Autre exemple, l’enceinte Merlin (84,90 euros), une boite à histoires issue d’un partenariat entre l’éditeur Bayard Jeunesse et Radio France. La conteuse Merlin propose en exclusivité près de 300 contes dont les plus célèbres collections sonores de Bayard comme Petit Ours Brun, SamSam, Mortelle Adèle et de nouveaux contenus importables en continu sans coût supplémentaire. Tout nouvel arrivant et fraîchement sortie de son carton le 8 novembre, la console sans écran Bugali. Elle nécessite des livres adaptés à son support qui, une fois posés, deviennent tactiles et sonores pour une immersion complète. Bugali s’est associée à plusieurs maisons d’éditions telles que Fleurus, Albin Michel Jeunesse ou Kaléidoscope, entre autres.

À lire aussi : Bugali, nouvel acteur de la lecture jeunesse augmentée

Toutes ces marques françaises font toutefois face à un adversaire de taille : l’Allemand Tonies avec sa Toniebox (84,99 euros) et ses figurines (14,99 euros) à acheter pour activer chaque comptine. L'entreprise allemande compte plus de 5 millions de conteuses vendues dans le monde et un chiffre d’affaires de 256 millions d’euros en 2022.

Un marché qui conte

Les dernières
actualités