Livre Paris - Comédie du livre

Après une première expérience l'an dernier, une vingtaine d'auteurs auto- édités se regroupent à nouveau sur un stand (S45) à Livre Paris, sous la responsabilité conjointe d'Armonia Zyra, chargée de la logistique, et d'Elijaah Lebaron, qui s'occupe de la communication : deux noms de plumes, une auteure de poésie et roman (Tu ne le diras à personne), et un passionné de SF et fantastique (Personaé). Ils ont aussi un site, sous le nom d'Indylicious, « groupement d'intérêt économique » constitué pour la circonstance, afin de diffuser dossiers de presse, horaires des dédicaces, portraits de chaque participant, etc. L'ensemble revient à moins de 200 euros par auteur.

Dans les allées du salon Livre Paris 2018. - Photo OLIVIER DION

« Il n'est pas évident de réunir 20 indépendants à l'ego assez développé sur 9 m2 », reconnaît Elijaah Lebaron. D'autant que l'opération n'est pas plus rentable pour eux que pour les éditeurs traditionnels, et relève surtout d'une volonté de communication avec les lecteurs. « L'an dernier, seuls trois auteurs avaient dédicacé assez de livres pour équilibrer leurs frais », note le chargé de communication du groupement, assez généreux pour publier la carte des autres auteurs autoédités présents au salon, soit une quinzaine de « plumes rouges ». « Il faut soutenir l'autoédition, accusée de tous les maux », regrette-t-il.

Alors que les indépendants et Amazon, leur premier diffuseur et promoteur, sont admis sans problème à Livre Paris, l'association des éditeurs d'Occitanie exige en revanche le retrait de leur stand, ajouté cette année à la Comédie du livre à Montpellier (17-19 mai), dénonçant précisément une forme de soutien aux « grands opérateurs de vente en ligne ». « Depuis plusieurs années, des auteurs autoédités s'installent avec des tables de camping sur le côté de l'esplanade, nous tentons de réguler cette présence en organisant un espace à l'intérieur de la Comédie, qui n'enlève rien aux libraires et éditeurs exposants, et sans confusion avec eux », plaide Bernard Travier, vice-président de la métropole, délégué à la culture. La métropole organisatrice, qui prend tout en charge pour l'ensemble des exposants, fera de même avec une trentaine d'auteurs sélectionnés, qui pourront présenter leurs livres mais sans les vendre.

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