Les correcteurs dénoncent les pratiques de certains éditeurs

Anne-Laure Walter

Les correcteurs dénoncent les pratiques de certains éditeurs

Une cinquantaine de correcteurs de l'édition ont manifesté le vendredi 20 mars devant le siège du Syndicat national de l'édition, à Paris, alors que leurs représentants syndicaux rencontraient le SNE à l'occasion de la réunion de la commision sur les TAD.

Par Anne-Laure Walter,
avec alw,
Créé le 20.03.2009 à 00h00,
Mis à jour le 20.03.2009 à 00h00


« Travailleurs à domicile édition, la précarité ça suffit! », « L'édition mérite une bonne correction »... Vendredi 20 mars à 14 h, les travailleurs à domicile (TAD) de l'édition, principalement des correcteurs, ont manifesté devant le siège du SNE (Syndicat national de l'édition) pendant les discussions de la commission du SNE sur les TAD avec les syndicats. Les travailleurs à domicile souhaitent par ce mouvement de protestation mettre en évidence les pratiques de certains éditeurs, contraires à la loi.

Ils ont dénoncé notamment le paiement de leur travail en droits d'auteur (Agessa) pour des activités qui n'en relèvent pas ce qui les prive de leurs avantages de salariés. Ils ont par ailleurs rappelé la nécessité d'appliquer « les 8,33% » à savoir un supplément de traitement mensuel dont bénéficient spécialement les TAD, souvent confondus avec le 13e mois qu'ils doivent percevoir aussi.

En dehors de ces revendications factuelles, les correcteurs aimeraient que leur statut soit plus clairement défini. « Nous sommes les travailleurs invisibles de l'édition, nous attendons une reconnaissance pérenne de notre travail », a expliqué François-Georges Lavacquerie, un de leurs représentants.
20.03 2009

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