Les éditeurs américains refusent de publier les Mémoires de Woody Allen | Livres Hebdo

Par Alexiane Guchereau, le 06.05.2019 à 20h59 (mis à jour le 07.05.2019 à 11h44) Edition

Les éditeurs américains refusent de publier les Mémoires de Woody Allen

Woody Allen - Photo WIKICOMMONS / CC BY-SA 4.0

Plusieurs dirigeants de grandes maisons d’édition américaines ont refusé de publier l'autobiographie de Woody Allen, a révélé le New York Times, le 3 mai.
 

Le New York Times a révélé que Woody Allen avait proposé ses Mémoires à quatre maisons d’édition américaines, qui ont refusé de le publier à la fin de l’année dernière.
 
Les différents éditeurs ont justifié leur choix par la "négativité", voire la "toxicité", que représentait le projet de collaboration avec Woody Allen à l’heure actuelle. Le réalisateur est en effet soupçonné d’agressions sexuelles sur sa fille adoptive, Dylan Farrow, en 1992.

En pleine ère #MeToo, cette accusation pèse lourdement sur la carrière du cinéaste bien qu'il n'ait jamais été poursuivi. Le clan Allen-Farrow se divise. Mais face aux accusation répétées, et réfutées par le cinéaste comme par certains de ses enfants, le studio Amazon a rompu son contrat avec le cinéaste, bloquant ainsi la sortie de son dernier film, A Rainy Day in New York.
 
Selon le quotidien américain, les dirigeants ont tenu à rester anonymes en justifiant leur décision par un respect de la confidentialité entre agents et éditeurs en ce qui concerne les projets naissants ou non signés.

Auteur déjà publié
 
Le réalisateur avait publié une collection d’essais en 1975 Without Feathers à la Random House, paru en France sous le nom Dieu, Shakespeare et moi, disponible chez Points. Toujours chez Points, on peut trouver un recueil d'analyses philosophiques, Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture (2009). En 1980, Woody Allen publiait chez le même éditeur Side Effects, traduit en français par Destins tordus (Robert Laffont). Chez Librio, sont paru des recueils de nouvelles: Dentiste mystérieux à Manhattan (2009) ou Le chantier infernal (2008).
 
Il était également l’auteur de pièces de théâtre telles que God ou encore L’ampoule magique, mis en scène à Broadway en 1982 par Attica Guedj et Stephan Meldegg. Sa pièce Play it again Sam, traduite en français par Tombe les filles et tais-toi, a été portée à l’écran en 1972 par Herbert Ross.

Enfin, les Cahiers du cinéma ont édité en 2017 un beau-livre illustré comprenant des entretiens avec Stig Björkman.
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