Le Salon du livre francophone de Beyrouth fête ses 20 ans les 30 et 31 octobre prochains. Pour marquer cet anniversaire et avec le soutien de l'Institut français, le salon invite l'académie Goncourt et lance un nouveau prix littéraire, Le choix de l'Orient.

Comme jadis où plusieurs d'entre eux se rendaient au salon du livre de Brive à la veille du Goncourt, six des membres de l'académie seront présents à Beyrouth : sa présidente Edmonde Charles-Roux, Tahar Ben Jelloun, Didier Decoin, Pierre Assouline, Bernard Pivot et Régis Debray, qui établiront la troisième et dernière sélection pour le prix Goncourt avant de l'annoncer et la commenter au salon, le mardi à 17 h (16 h en France).

A cette occasion, l'Institut français du Liban lance, en partenariat étroit avec le bureau Moyen-Orient de l'agence universitaire de la francophonie, le prix littéraire Le choix de l'Orient, dont le jury, issu des départements de français de douze universités de la région Proche-Orient (5 pays participants : Liban, Palestine, Egypte, Irak, Syrie) couronne l'un des huit titres de la deuxième sélection du prix Goncourt.

Le lauréat, dont le nom sera proclamé au salon en présence des membres de l'académie Goncourt et des médias, sera invité à Beyrouth à l'occasion du salon du livre 2013. Son oeuvre sera traduite en arabe.

Le prix Le choix de l'Orient est présidé par la romancière libanaise Hyam Yared, avec pour vice-président Iskandar Habache, poète, traducteur et journaliste au quotidien libanais El-Safir. Le lauréat est désigné par un grand jury composé des présidents des douze jurys désignés par les universités participantes, ces douze jurys ayant eux-même sélectionné un titre parmi les huit romans en lice :

Vassilis Alexakis, L'enfant grec (Stock)
Thierry Beinstingel, Ils désertent (Fayard)
Patrick Deville, Peste et choléra (Seuil)
Joël Dicker, La vérité sur l'affaire Harry Québert (Fallois/ L'Age d'Homme)
Mathias Enard, Rue des voleurs (Actes Sud)
Jérôme Ferrari, Le sermon sur la chute de Rome (Actes Sud)
Linda Lê, Lame de fond (Bourgois)
Joy Sorman, Comme une bête (Gallimard)

Mis en place au lendemain de la guerre civile à l'initiative de l'Ambassade de France au Liban, le salon du livre de Beyrouth accueille chaque année quelque 70 000 visiteurs, ce qui en fait le 3e salon francophone après ceux de Paris et de Montréal.

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