Vivendi / Lagardère

Les représentants du personnel d’Editis refusent la cotation en bourse du groupe

Les représentants du personnel d’Editis refusent la cotation en bourse du groupe

Les représentants du personnel d’Editis ont élaboré des recommandations aux candidats à la reprise du groupe que souhaite céder Vivendi.

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Par Éric Dupuy
Créé le 19.01.2023 à 18h33

Des représentants du personnel d’Editis, réunis en décembre, ont établi des « recommandations à destination des candidats à la reprise » de leur groupe, selon un document de 28 pages transmis à Livres Hebdo. Ces 27 recommandations concernent les aspects d’actionnariat, sociaux et de stratégie éditoriale, industrielle et commerciale.

Réserver 5 à 10% du capital aux salariés

Parmi celles concernant la structure financière, les groupes de travail ont préconisé de ne pas introduire « en Bourse Editis, ni de LBO (rachat avec recours à endettement, ndlr), ni de fonds d’investissement, solutions qui conduiraient à une fragilisation du groupe ». Le document fait également état de réserver « à hauteur d’au moins 25% » le capital à un institutionnel français – « type BPI France ou Caisse des Dépôts » – en cas d’investisseur étranger et 5% à 10% aux salariés dans tous les cas.  

Réunion annulée avec la direction de Vivendi

Concernant le volet social, les syndicats portent l’attention sur le maintien de l’emploi avec aucun « plan de départs contraints pendant au moins 60 mois et remplacements des départs naturels » et la mise en place d’une échelle des rémunérations de 1 à 20 et d’une politique de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC).

Enfin, sur l’aspect industriel et commercial, les délégués souhaitent « le maintien durable du groupe dans son périmètre intégral » et celui de la « diversité actuelle des canaux de vente ».    

Ce dossier devait être présenté par les représentants syndicaux à la direction de Vivendi jeudi 12 janvier, mais « la réunion a été annulée », selon un délégué.  Il a été transmis cette semaine à la Commission européenne qui poursuit son enquête sur le projet de rachat de Lagardère par Vivendi.

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