Parallèlement, la ministre de la communication Aurélie Filippetti a reçu, ce lundi en fin d'après-midi, les syndicats de Virgin pour évoquer le sort de l'enseigne. Ces derniers en ont profité pour lui expliquer qu'ils croyaient à la viabilité de l'entreprise dans le cadre d'un projet de développement de multicanalité. La ministre qui, quelques heures auparavant sur les ondes d'Europe 1, avait dénoncé «des années de choix stratégiques contestables» au sein de l'enseigne, a promis de «veiller à la meilleure issue possible».
De son côté, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC) dont est membre Virgin a fait paraître un communiqué de presse pour «apporter son soutien à la société et à ses salariés dans la période difficile qu'ils traversent». Le syndicat a, pour sa part, incriminé «la concurrence inéquitable des plate-formes étrangères championnes de l'optimisation fiscale -quand elles ne sont pas directement aidées à s'implanter sur notre territoire par les collectivités locales- et par l'absence de prise en compte de leur rôle par les pouvoirs publics». Rappelant le rôle des magasins physiques dans le paysage culturel français, il a appelé au «maintien du maillage culturel de notre territoire dont Virgin Megastore est l'un des acteurs majeurs.»
Au sein de Virgin, les syndicats ont invité les salariés à se rassembler mercredi 9 janvier devant le vaisseau amiral de l'enseigne situé sur les Champs-Elysées à Paris.
