Lucette Destouches, la veuve de Louis-Ferdinand Céline, est morte | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, avec AFP, le 08.11.2019 à 15h25 (mis à jour le 08.11.2019 à 16h00) Disparition

Lucette Destouches, la veuve de Louis-Ferdinand Céline, est morte

Lucette Destouches est décédée à l'âge de 107 ans dans la maison de Céline à Meudon.

Lucette Destouches, la veuve de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 107 ans, a-t-on appris vendredi auprès de David Alliot, spécialiste de l'oeuvre de l'auteur du Voyage au bout de la nuit et proche de l'épouse de l'auteur.
 
"Lucette Destouches est décédée paisiblement cette nuit dans son sommeil", a indiqué le biographe de Madame Céline, joint par l'AFP.
 
Ancienne danseuse, Lucette Destouches a sacrifié sa vie à Louis-Ferdinand Céline, plaidant sans relâche pour que la postérité soit indulgente avec son génie de mari qui ne lui a pourtant pas rendu l'existence facile.  "C'était ma féerie", écrivait l'auteur à propos de sa femme. Née Lucie Almansor, elle avait rencontré l'écrivain (de 20 ans son aîné) en 1936 dans un studio de danse.
 
Mariée avec lui en 1943, elle a partagé sa vie jusqu'à la mort du romancier en 1961. Elle vivait toujours dans leur maison de Meudon, récemment mise en vente, mais dont elle gardait l'usufruit. Criblée de dettes, Lucette Destouches a vendu son bien à un voisin déjà propriétaire d'un des trois autres pavillons du lotissement meudonnais, aucune institution n'ayant souhaité préempter la demeure.

Il y a deux ans, Lucette Destouches s'était retrouvée au centre de la polémique sur la réédition éventuelle des pamphlets de Céline par Gallimard. L'éditeur avait contacté son avocat, Maitre François Gibault, quand il a su que la veuve de l'auteur avait changé d'avis. Lucette Destouches s’était jusqu'alors toujours opposée à la réédition de ces écrits. En 2001, elle expliquait à Véronique Robert dans Céline secret (Grasset) : « J’ai interdit leur réédition et, sans relâche, intenté des procès à tous ceux qui, pour des raisons plus ou moins avouables, les ont clandestinement fait paraître, en France comme à l’étranger ».
 
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