Angoulême 2023

Marie-Christine Conchon : « Les Humanoïdes Associés ont leur place à Angoulême »

Marie-Christine Conchon : « Les Humanoïdes Associés ont leur place à Angoulême »

Marie-Christine Conchon en 2015 - Photo Olivier Dion

Marie-Christine Conchon : « Les Humanoïdes Associés ont leur place à Angoulême »

Après plusieurs années d’absence, les Humanoïdes Associés reviennent au Festival d’Angoulême. L’occasion pour leur nouvelle directrice générale France, Marie-Christine Conchon, de s’installer dans l’univers de la BD deux mois après son arrivée.

« L’objectif est de publier des romans en BD »

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Par Éric Dupuy,
Créé le 25.01.2023 à 18h19

Sept ans après avoir été mis en redressement judiciaire, l’éditeur de BD Humanoïdes Associés revient au Festival International de la BD d’Angoulême avec un titre phare qui fêtera ses cinquante ans l’an prochain : la revue Metal hurlant !. La renaissance du périodique devenu trimestriel depuis 2021 marque l’évolution de la maison qui revendique une vingtaine de collaborateurs en France, dont Marie-Christine Conchon, arrivée à la direction générale en décembre 2022 après de longues années chez Editis au sein d'Univers Poche. Interview. 

 

Livres Hebdo : Comment se passent vos premiers pas dans l’univers de la BD ?

Marie-Christine Conchon : Très bien. C’est très nouveau pour moi mais il y a évidemment des similitudes avec le livre de poche car cela reste des livres réalisés par des auteurs. Ce qui est différent dans la BD c’est le processus de création. Cela s’inscrit dans un temps plus long.

De plus en plus d’éditeurs réfléchissent au format poche de BD. Les Humanoïdes Associés ont-ils vocation, sous votre égide, à développer ce format pour l’illustré ?

Il est vrai que la période est à cette réflexion. Cependant, aujourd’hui, c’est surtout le manga qui s’apparente vraiment à du poche. Tant en termes de format que d’économie : les prix sont maitrisés, il y a peu de couleur... Et le graphisme du manga est fait pour. Ce n’est pas le cas de la BD. On peut réfléchir à adapter les BD au petit format, mais il ne faut pas aller au détriment du lecteur.

« L’objectif est de publier des romans en BD »

Vous arrivez dans un groupe qui, en près de 50 ans, a connu de nombreuses vicissitudes. Quelles sont vos ambitions ?  

Je suis arrivée début décembre dans un groupe bien portant avec une situation assainie et surtout des ambitions concrètes. Les Humanos viennent de signer l’intégration de L’Homme sans nom, une maison de littérature marquée par l’imaginaire, deux ans après avoir signé un partenariat avec La Boîte à bulles à la ligne éditoriale orientée autour de l’intime et du témoignage et s’être rapproché de Critique, maison d’édition de sciences sociales. L’objectif est de publier des romans de ces maisons en BD et l’enjeu est important avec des titres qui ont bien fonctionné l’an dernier comme Majnoun et LeIli de Yann Damezin (La Boîte à Bulles) ou Le Chant des géants de David Bry (L'Homme sans nom).

C’est votre premier FIBD et le retour des Humanoïdes Associés à Angoulême. Comment abordez-vous ce festival ?

C’est la plus belle vitrine pour la BD et évidemment les Humanoïdes Associés ont leur place dans cet environnement-là. Pour moi c’est également un moment important qui me permet de découvrir tous les acteurs du secteur de la BD en France mais aussi ailleurs. Cette année, on présente seulement Metal Hurlant ! qui est redevenue une revue très qualitative trimestrielle tirée à 50 000 exemplaires. Il conquiert un nouveau public, séduit les primo lecteur de MH ! et leurs enfants, dont je fais partie. C’est une vraie revue du XXIème siècle avec en alternance un numéro historique avec des planches vintage revalorisées et un numéro thématique avec l’entrée de grands noms, et l’arrivée de jeunes talents sous la houlette de Jerry Frissen. La dynamique est enclenchée !

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