Olivier Blanche - Notre créneau, le jardin naturel et vivrier, est devenu la grande tendance du marché et touche un public de plus en plus large. Nous en bénéficions forcément, d’autant que notre marque a su s’installer dans le temps. Notre premier livre sur le jardin a été publié en 1982. Depuis, nous avons toujours veillé à la qualité de nos ouvrages, fondés pour la plupart sur les pratiques testées dans notre centre de formation et d’apprentissage de Mens, en Isère. Cette constance a généré chez les libraires de la confiance, et nous en récoltons aujourd’hui les fruits, sorte de prime au premier.
Je n’ai aucune raison de changer une équipe qui gagne, d’autant que je crois à un rebond du marché. Cette année, nous allons creuser le sillon de l’autonomie, des jardins urbains et des légumineuses, mises à l’honneur par l’Onu en 2016. Nous misons également sur le plan gouvernemental Ecophyto, qui vise à réduire progressivement l’utilisation des intrants phytosanitaires, pour dynamiser des titres du fonds. Nous testons aussi quelques sujets nouveaux, comme les vivaces au potager, et nous musclons notre diversification en mettant l’accent sur l’alimentation saine.
C’est à nous d’occuper le terrain avec la légitimité qui est la nôtre. Nos trois collections - "Facile & bio", "Conseils d’expert" et "Les guides" - sont désormais bien identifiées, mais nous avons encore besoin de capitaliser dessus. Dans le même temps, il nous faut trouver des éléments de différenciation pour continuer à fidéliser nos clients et en capter de nouveaux. J’aimerais notamment apporter ma pierre dans le jardin de la démocratisation du biologique en misant sur son coût, pas forcément plus élevé, un axe qui se conjugue parfaitement avec notre ADN : l’écologie pratique au quotidien accessible à tous. Cela signifie qu’à notre technicité nous allons ajouter une vision un peu plus consumériste. Mais la notion de réglage restera très fine et sur des thématiques qui s’y prêtent. Je ne veux pas devenir le Que choisir du jardin écologique. d
