Le TGV pour Hyères du vendredi 29 mai au matin avait des allures de festival littéraire puisqu’on y croisait les auteurs qui se rendaient à la fête du livre d’Hyères, parmi lesquels le prix Goncourt 2024 Kamel Daoud, le prix Nobel JMG Le Clézio ou les écrivains Colombe Schneck et Patrice Franceschi. Mais aussi les jurés et lauréats du prix Pampelonne Ramatuelle. Alors que le soir même le prix de la Ponche était remis à Saint-Tropez à Florent Oiseau pour son roman Ma Gloire (Gallimard). L’un le vendredi 29 et l’autre le samedi 30, ce qui a permis à David Foenkinos, juré de La Ponche et président du jury de Pampelonne Ramatuelle, d’assister aux deux. « Je suis toujours ravi de découvrir des livres et des auteurs que je n’aurais pas forcément croisés si je ne participais pas à des prix ».
Kerwin Spire, Prix Pampelonne Ramatuelle 2026- Photo FLORA LEFEVRE PONPour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
Kerwin Spire a reçu le prix Pampelonne Ramatuelle pour son ouvrage Monsieur Romain Gary, Alias Émile Ajar, publié chez Gallimard, qui clôt sa trilogie sur trois moments charnière de la vie de l’écrivain aux 1 000 vies et aux deux prix Goncourt. Les trois autres finalistes étaient également présents. Robin Watine pour Je rouille (Calmann-Lévy), venu en voisin de La Croix-Valmer, Théodore Eristavi, auteur de Hôtel Paris (Flammarion), et Mitra Hejazipour pour La joueuse d’échecs (Albin Michel). La venue de la championne devenue française après avoir ôté son voile lorsqu'elle jouait pour l'Iran « a été l’occasion d’un partenariat avec le club d’échecs de Saint-Tropez » comme l’explique Virginie Martin, présidente de l’association du prix Pampelonne Ramatuelle.
Prix jeune- Photo FLORA LEFEVRE PON
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« Un libraire doit aller chercher du chiffre d’affaires à l'extérieur »
« En 2022, quatre prix se sont créés dans le golfe de Saint-Tropez », explique Blaise Renaud de la Librairie de Cogolin, le prix Méduse, le prix de la Ponche, le prix Pampelonne Ramatuelle et le prix du Titre. « Nous en accompagnons trois. On se déplace sur les lieux, on vend les livres du lauréat, les livres des auteurs de la dernière sélection qui sont invités au prix Pampelonne Ramatuelle, et les livres des jurés. À chaque fois on écoule entre 100 et 300 livres. Dans le contexte de la librairie en ce moment, on doit aller à l’extérieur chercher du chiffre d’affaires. Hier et ce matin, mon associé était à Saint-Tropez et cette après-midi je suis là. »
Ce week-end marque pour lui un changement dans son activité : « Nous sommes une librairie qui vend beaucoup de fonds dans l’année et surtout des nouveautés en saison. Ces prix permettent de commencer l’été et le prix du Titre qui est remis à l’Hôtel de Paris de Saint-Tropez en octobre de le terminer. Et puis fin novembre il y a La fête du livre du Var qui est organisée par le département à Toulon, et là c’est plutôt en milliers de livres vendus que ça se compte. C’est très important pour nous de participer à tous ces événements. »
Renforcer les liens avec les habitants
Virginie Martin, présidente de l’Association du prix littéraire Pampelonne Ramatuelle, tire un bilan positif de cette 5e édition. « Le fait de pouvoir désormais faire vivre la manifestation sur la place de l’ormeau au cœur du village de Ramatuelle et d’y installer la librairie en plein air, ainsi que la projection du film, amènent un public plus large et pas seulement des gens avertis. »
Le vendredi a été projeté Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan, de Ken Scott, adapté du roman éponyme de Roland Perez (Les Escales) et trophée de l’adaptation littéraire 2026 de Livres Hebdo. « 300 personnes viennent pour le film et plus d’une centaine reviennent le lendemain pour les dédicaces. »
Le prix de la nouvelle des jeunes du collège de Gassin, et son mini-jury composé de Virginia Tangvald la lauréate de l’an passé pour Les Enfants du large (JCLattès) et de Lune Robin, autrice de Éclipsée. Sœurs de reines (Les Équateurs) ont remis les prix à Eva Mellano et Juliette Loisel (dont la grande sœur l’avait reçu précédemment). L’occasion d’une rencontre avec David Foenkinos très aimé du jeune public. « La nouvelle municipalité a augmenté sa participation financière, conclut la présidente. On voit des gens venir de Cavalaire-sur-Mer, de Sainte-Maxime, peu à peu notre audience s’élargie, on renforce les liens avec les gens qui habitent dans la région. »


