Pierre Adrian, lauréat du prix Roger Nimier 2017 | Livres Hebdo

Par Isabel Contreras, le 18.10.2017 à 12h43 (mis à jour le 18.10.2017 à 13h59) - 1 commentaire Proclamation

Pierre Adrian, lauréat du prix Roger Nimier 2017

Photo J. FALSIMAGE

L'auteur de 26 ans a été récompensé pour Des âmes simples, paru aux Equateurs.

Le jury du prix Roger Nimier a distingué, le 8 octobre, Pierre Adrian pour son deuxième ouvrage et premier roman, Des âmes simples, publié le 5 janvier aux Equateurs.

L'auteur de 26 ans narre ici le quotidien d'un curé de la vallée d'Aspe. Il connaît ses habitants, les baptise, les écoute, les met en terre, qu'ils soient ou non croyants. Ce roman s'enquiert des vies minuscules, de leurs espoirs et de leurs doutes universels.

Créé en 1963, le prix Roger Nimier récompense un jeune auteur dont l’esprit s’inscrit dans la lignée de l’œuvre littéraire de Roger Nimier, chef de file du mouvement littéraire dit des "Hussards". Il est doté de 5000 euros par Vincent Bolloré, le mécène du prix.

Le palmarès a distingué dans le passé Patrick Modiano en 1968 pour son premier roman La place de l'Etoile (Gallimard), Erik Orsenna en 1978 pour La vie comme à Lausanne (Seuil) et Emil Cioran pour l'ensemble de son œuvre en 1977. L'an dernier, c'est Paul Greveillac qui l'avait emporté avec pour Les âmes rouges (Gallimard).

Uniquement masculin, le jury est présidé depuis 2004 par Jean-Marie Rouart et composé de Denis Huisman, Bernard Chapuis, Marc Dambre, Stéphane Denis, Eric Neuhoff, Christophe Ono-Dit-Biot, Erik Orsenna, Patrick Poivre d’Arvor, Philippe Tesson, Didier Van Cauwelaert et Florian Zeller.

1 commentaire déjà posté

Bineke - il y a 1 an à 19 h 08

Monsieur Adrian, vous êtes un horrible misogyne. Sur tous les hommes de votre livre, vous portez un regard plein de tendresse. En revanche, tous vos regards sur les femmes sont pleins de mépris, voire de haine. Qui plus est, vous utilisez des comparaisons dégradantes pour les femmes. Et quand vous utilisez une image péjorative, vous utilisez le féminin. Je cite: "le cri furieux des camions qui passent sur la vallée comme sur une prostituée". Les gares à l'abandon taguées:"vieilles catins violées par des bombes de peinture". Parlant des nuages qui foncent sur le rocher Marie Blanque: "Il ne reste plus que ces grosses femmes étalées dans le noir. On devine tout de leurs formes, vieilles obèses qu'on salue.." Parlant d'une ferme qui émerge de la pénombre:"la ferme se dévoile, adolescente nue et honteuse, surprise en plein caprice". "Marie Blanque qui ronfle en vieille fille". Les images péjoratives mises au féminin: "...rassuré que je sois parisien et pas "une feignasse" de Béarnais". "la connarde", "la clocharde" "la vorace" ...Parlant du démon: "elle crache des caillots de venin". Votre regard sur les personnages féminins: La caissière "bonne femme ventrue trop maquillée". Aucune tendresse pour Andrée, qui voue sa vie à l'abbé Pierre. Dans l'église: "une vieille femme qui tricote". Même sainte Thérèse de Lisieux, dite "la petite Thérèse" n'a pas grâce à vos yeux: "Thérèse, la folle en Dieu". Je ne parle même pas de la fête de l'ours qui est un moment d'anthologie de misogynie militante. Je n'ai repris que quelques images dans votre livre qui est littéralement truffé de misogynie. Monsieur Adrian, vous me dégoutez.

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