Spider-Man s'offre une nouvelle jeunesse | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 11.07.2017 à 16h17 (mis à jour le 11.07.2017 à 17h00) Cinéma

Spider-Man s'offre une nouvelle jeunesse

Tom Holland dans "Spider-Man: Homecoming" de Jon Watts. - Photo SONY PICTURES

Le succès en Amérique du nord de Spider-Man: Homecoming, qui arrive dans les salles françaises ce 12 juillet, ne s'accompagne pas forcément de grosses ventes en librairies pour la série de comics. En revanche, Spider-Man reste toujours le roi des produits dérivés pour Marvel.

Spider-Man: Homecoming signe la troisième génération de films autour du héros Marvel, après la trilogie réussie de Sam Raimi et le diptyque décevant de Marc Webb. Le nouveau film de Jon Watts, qui sort en salles le 12 juillet en France, innove de plusieurs manières.

D'une part, il rajeunit le héros, lycéen a priori banal, qui ne sait pas qu'il doit se consacrer à sa mission de sauveur du monde ou s'il faut mieux profiter de sa jeunesse en draguant les filles. Sous la forme d'une comédie pour ados, ce Spider-Man est plus drôle que spectaculaire, en plus de nous épargner une fin apocalyptique et un méchant (Michael Keaton, ancien Batman chez Tim Burton) agonisant dans d'atroces souffrances.
 

Ce vent de fraîcheur chez les super-héros est le produit d'un deuxième facteur: la collaboration entre le studio de Peter Parker (alias l'homme-araignée), Sony, et le propriétaire du héros, Marvel. Pour conserver ses droits sur le personnage, Sony n'a pas eu d'autres choix que de s'allier à Marvel (qui appartient au rival Disney). Ainsi, dans ce Spider-Man, il est question des Avengers et Iron Man joue les pères de substitution. Une sorte de "cross-marketing" à l'échelle globale s'est ainsi mis en place. 

Roi des produits dérivés

Il faut dire que Spider-Man est une pépite. D'une part la première série de films de Sam Raimi reste la plus rentable –tous films confondus– pour Sony. D'autre part il s'agit du héros qui vend le plus de produits dérivés dans l'univers des Comics, des caleçons aux jouets. Mais côté vente de livres aux Etats-Unis, Batman et Flash (DC Comics tous les deux) sont plus attractifs ces derniers mois. Si les Avengers sont désormais leaders de l'univers Marvel, Spider-Man garde, de loin, la position de super-héros le plus vendu année après année.

En France, dans la myriade d'albums qui sortent autour de Peter Parker, les ventes à l'unité dépassent rarement les 3000 exemplaires. Panini Comics publie régulièrement des nouveautés ou des rééditions des différentes séries où il apparaît. Début juillet, l'éditeur a sorti un hors-série inspiré du film, une intégrale de l'année 1984 et le 2e tome de La conspiration des clones. De fin août à début octobre, Panini a prévu 15 parutions. 

De son côté, après avoir édité une encyclopédie illustrée (7 juillet) Huginn & Muninn publiera le 20 juillet Spider-Man: le roman. De manière plus ludique, Hachette Jeunesse-Disney, dans la collection "Marvel Comics" mettra en vente "Mes premiers puzzles" fin août. Enfin Taschen a programmé The Little Book of Spider-Man de Thomas Roy, album illustrant toute l'histoire du super-héros.

Les comics toujours en vogue à Hollywood

Le succès de Spider-Man: Homecoming dans les salles nord-américaines ce week-end (117M$ en trois jours) est de bon augure pour le Comic-Con de San Diego (Californie) qui s'ouvre dans une semaine. Les prochaines adaptations de Comics seront en vedette. Trois des cinq gros succès de l'année 2017 au box-office nord-américain sont des aventures issues des catalogues Marvel et DC Comics. (en 2016, c'est un total de six adaptations parmi les 20 plus gros succès). Sont attendus dans les salles d'ici la fin 2018 Deadpool 2, un énième X-Men, un troisième Thor, Black Panther, un nouvel Avengers, un deuxième Ant-Man, la Justice League et enfin Venom. Spider-Man reviendra sur les écrans en 2019.
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