Sylviane Tarsot-Gillery répond aux grévistes de la BNF | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, le 27.05.2016 à 18h13 (mis à jour le 28.05.2016 à 13h23) Bibliothèque

Sylviane Tarsot-Gillery répond aux grévistes de la BNF

Sylviane Tarsot-Gillery en 2016. - Photo OLIVIER DION

Alors qu'une partie du personnel de la Bibliothèque nationale de France débraye pour un quatrième samedi consécutif le 28 mai, la directrice générale de l'établissement annonce une réunion avec les syndicats le 30 mai.

Contre la "précarité, le sous-effectif et les coupes budgétaires", une partie du personnel de la Bibliothèque nationale de France (BNF), plus particulièrement les travailleurs vacataires, a appelé à une nouvelle journée de grève le 28 mai. Reconduite pour un quatrième samedi consécutif, cette action est suivie par une cinquantaine d'employés

Tandis qu'un texte publié par Sud Culture Bnf accuse la direction de "faire l'autruche" et de ne pas "daigner prendre contact avec les personnels en lutte", "le dialogue n'a jamais été rompu, et ce depuis le préavis de grève qui remonte au mois d'avril", assure de son côté la directrice générale de l'établissement, Sylviane Tarsot-Gillery, interrogée par Livres Hebdo.

"Une réunion a déjà eu lieu le 4 mai, et une autre se tiendra lundi 30 mai, cela peut paraître long pour les syndicats mais c'est le temps nécessaire dans le cadre d'une négociation", 
précise Sylviane Tarsot-Gillery, ajoutant qu'un courrier de la nouvelle présidente Laurence Engel avait été envoyé aux syndicats, "pour leur apporter des réponses". La direction de la BNF ne souhaite pas néanmoins rendre cette lettre publique.

Des revendications "hors-cadre"

De son côté Boris Mellow, de la section Sud Culture de la BNF, estime n'avoir reçu aucune "proposition, ni réponse ou projet de la part de la direction". L'intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture réclame le passage à 110 heures par mois de tous les employés vacataires qui le souhaitent, ainsi que l'embauche en CDI des "vacataires sur besoins permanents". Les syndicats ciblent aussi la comptabilisation du temps de travail de ces travailleurs vacataires ainsi que les suppressions de postes et les coupes budgétaires liées aux politiques d'austérité gouvernementales. 

"La plupart des revendications dépassent le cadre de la BNF et dépendent d'un cadrage ministériel, répond Sylviane Tarsot-Gillery. Mais nous allons continuer à dialoguer et à faire nos propositions. Nous sommes d'accord pour avancer. Evidemment, nous ne souhaitons pas la prolongation de cette grève", ajoute-t-elle.

Les syndicats souhaitent aussi que cette "première vraie réunion de négociation" prévue lundi 30 mai "permette de trouver des solutions positives afin de mettre en œuvre les revendications légitimes que portent les agents. Nous réclamons des propositions claires, concrètes, chiffrés et avec un calendrier précis de mise en œuvre", indique Boris Mellow, qui précise que le mouvement sera reconduit les prochains samedis si la réunion n'aboutissait pas.
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