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Tarifs postaux du livre : les éditeurs régionaux demandent un élargissement du dispositif

Photo LA POSTE.

Tarifs postaux du livre : les éditeurs régionaux demandent un élargissement du dispositif

Sept associations d'éditeurs indépendants demandent que le dispositif gouvernemental de remboursement des frais de port pour les librairies soit étendu à l'ensemble des envois de livres.

Par Nicolas Turcev,
Créé le 06.11.2020 à 17h27,
Mis à jour le 06.11.2020 à 18h00

Sept organismes représentant des éditeurs régionaux et des petites maisons indépendantes (*) souhaitent, dans un communiqué commun publié le 6 novembre, l'élargissement de la réduction des tarifs postaux à tous les envois de livres.

Depuis le 5 novembre, l'Etat prend en charge la quasi-totalité des frais d'envoi de livres des librairies pendant toute la durée du confinement, afin de leur permettre de concurrencer les grandes plate-formes de vente en ligne. Les libraires peuvent facturer les frais de port au minimum légal de 0,01 centime et demander un remboursement du coût de l'envoi à l'Agence de services et de paiement.

Les signataires de l'appel rappellent toutefois "qu'il n'y a pas que les libraires qui soient impactés par le reconfinement". "Songeons par exemple à tous ces éditeurs indépendants privés de salons du livre, peu présents en librairie, et dont le modèle économique s'articule sur une pluralité de méthodes de vente", dont l'auto-diffusion et distribution, voire la vente directe au client. Les associations appellent à la mise en place, après le confinement, d'un tarif du livre spécifique, "pour une véritable défense du livre et de tous ses acteurs".

Douze ans de négociations

Dans une tribune envoyée à Livres Hebdo, Olivier Thuillas, maître de conférences à l'Université Paris Nanterre au pôle métiers du livre note que les éditeurs indépendants "sont depuis 12 ans les grands oubliés de cette question des tarifs postaux, qui les concerne pourtant au premier chef".

Le chercheur rappelle que la rupture date de la fin des années 2000 avec "la quasi obligation" pour les éditeurs d'envoyer leurs livres en Colissimo à partir de 3 centimètres d'épaisseur, les privant du tarif lettre, plus abordable. Des négociations se tiennent entre les acteurs du livre et l'Etat pour parvenir à un accord sur un tarif préférentiel du livre, mais "face aux réticences de Bercy" et devant "la difficulté à estimer le coût", "le projet est enterré", resitue Olivier Thuillas.

Une deuxième session de négociations aboutit, en 2016, à la création du service Fréquencéo éditeurs, "qui permet d’obtenir un tarif avantageux pour l’envoi en nombre d’un même livre à des destinataires différents". Ce dispositif, pensé pour les services de presse envoyés aux journalistes, "aide bien les maisons d'édition [mais] essentiellement les plus grosses", regrette Olivier Thuillas. Le chercheur souhaite aujourd'hui que les petits éditeurs "puissent enfin être autour de la table pour que la solution trouvée réponde à leurs problèmes".

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(*) L'association des éditeurs Hauts-de-France, l'association des Maisons d'édition en Bretagne, L'associatiion des éditeurs de ouvelle-Aquitaine, Editeurs en Pays de la Loire (Coll.Libris), Les éditeurs associés, Editeurs du Sud, Editeurs indépendant en Rhône-Alpes et Auvergne, Editeurs de la Région Occitanie, Editeurs jeunesse en région Sud.

Commentaires (1)

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l

Romain

il y a 14 jours à 12 h 14

Pourriez-vous simplement corriger les nombreuses fautes d'orthographes et de frappe, mes yeux saignent depuis ce matin (j'ai lu quatre articles à la suite, je suis au bord de l'apoplexie) ? Merci


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