A la demande de ses adhérents, avides d’information, les dernières Journées de l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes), organisées à Montpellier les 20 et 21 mai, ont été centrées sur la présentation des différents projets en cours, en essayant d’en dégager les implications concrètes pour les établissements.
Il a été notamment beaucoup question du système de gestion de bibliothèque mutualisé (SGBM) qui vient de connaître un changement d’orientation important : l’idée de départ d’une solution logicielle unique mise à la disposition des établissements a été abandonnée. L’Abes envisage désormais la possibilité que les offres de plusieurs fournisseurs coexistent. Une option qui permet plus de souplesse et de liberté de choix pour les bibliothèques, mais qui pose un certain nombre de questions quant aux objectifs initiaux : permettre aux bibliothèques de réaliser des économies d’échelle et offrir les fonctionnalités d’un outil commun. "Comment avoir la garantie que le flux de données circule entre les solutions commerciales et les outils de l’Abes tels que le Hub de métadonnées et la base de connaissance ?, a demandé Christophe Péralès, président de l’ADBU (1) lors de la table ronde sur le sujet. Le coût d’une réinformatisation est toujours difficile à négocier auprès des présidents d’université. Quel intérêt auront les bibliothèques à souscrire à un logiciel dans le nuage ?" En écho, un congressiste regrettait : "L’adhésion des présidents d’université est indispensable pour mener à bien de tels projets, or ils n’ont pas été associés à la réflexion." Le SGBM devrait être opérationnel à la rentrée 2016.
Véronique Heurtematte
(1) Association des directeurs & personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation.
