Proclamation

"Un jour ce sera vide" de Hugo Lindenberg, prix du Livre Inter 2021

Hugo Lindenberg - Photo CHRISTIAN BOURGOIS ÉDITEUR

"Un jour ce sera vide" de Hugo Lindenberg, prix du Livre Inter 2021

Le 47e prix du Livre Inter, l'un des plus prescripteurs de France, a couronné ce premier roman remarqué à la rentrée littéraire 2020.

Par Vincy Thomas,
Créé le 07.06.2021 à 08h20,
Mis à jour le 07.06.2021 à 13h28

Dans le journal de 8h de France Inter, le président du jury Dany Laferrière a annoncé le lauréat de l'édition 2021 du prix du Livre Inter: Un jour ce sera vide, premier roman de Hugo Lindenberg, paru à la rentrée 2020 chez Bourgois Editeur.

"Il n'aura fallu qu'un seul tour de scrutin pour couronner le lauréat 2021. Un exploit qui n'était plus arrivé depuis 1990 et Daniel Pennac avec La petite marchande de prose" précise Eva Bettan, organisatrice du prix. Cependant, elle rappelle que les débats ont été animés et riches autour de la sélection.

Le romancier, très "content", était l'invité de la Matinale à cette occasion, pour évoquer son livre sur l'enfance dans lequel il a posé des mots sur la honte et sur la différence. "Le silence, le mensonge amènent à la folie et c'est pour ça que j'ai dédié ce livre aux enfants seuls et aux aliénés."
 
Hugo Lindenberg invité de la Matinale de France Inter

Le livre, déjà récompensé par le prix du Temps retrouvé 2020, raconte, durant un été en Normandie, l'histoire d'un garçon qui arpente la plage et rencontre un autre enfant de son âge nommé Baptiste. Une amitié se noue rapidement entre les deux mais le narrateur est intimidé par leurs différences. Baptiste mène une vie heureuse dans une belle maison avec des parents parfaits. Tandis que lui vit avec sa grand-mère immigrée et une tante odieuse. De là un déséquilibre naît dans les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

"
Ce qui m’intéresse avec l’enfance, c’est que c’est un moment particulier où l’identité n’est pas encore fixée, où on ne sait pas très bien ce qui est à soi, ce qui est aux autres, ce qui tient de l’événement ou de la personnalité" explique l'auteur.

Déjà vendu à plus de 8000 exemplaires, le roman d'Hugo Lindenberg a été finaliste de nombreux prix ces derniers mois comme les prix Libraires en Seine et Régine Deforges mais aussi en deuxième sélection des prix Femina et SGDL. C'est également la seconde année consécutive qu'un premier roman l'emporte, après Avant que j'oublie d'Anne Pauly (Verdier), l'an dernier. Enfin, c'est la première fois que Bourgois remporte ce prix.

Hugo Lindenberg, 42 ans, fils de l'historien Daniel Lindenberg, est journaliste. Il a notamment collaboré au lancement du magazine NEON, avant de devenir rédacteur en chef de Stylist et Machin chose.
 

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