Une pétition pour sauver Les Mots Doubs | Livres Hebdo

Par Michel Puche, le 01.03.2016 à 18h45 (mis à jour le 01.03.2016 à 19h00) Besançon

Une pétition pour sauver Les Mots Doubs

Lors de l'édition 2015.

Après l'annonce brutale de l'annulation du prochain festival Les Mots Doubs, une pétition circule sur les réseaux sociaux pour sauver la manifestation bisontine, dont la 15e édition devait se tenir en septembre au parc de la Gare d'Eau.

Une pétition, sous la forme d'une lettre à Christine Bouquin, présidente du département du Doubs, a dépassé les 700 soutiens et circule sur les réseaux sociaux pour sauver Les Mots Doubs. L’assemblée départementale, qui a changé de majorité (Les Républicains, désormais), a en effet annoncé qu'elle ne financera plus ce festival littéraire qui attirait chaque année quelque 30 000 visiteurs. Le budget de la manifestation, de l'ordre de 400 000 euros comprenant le montage de structures lourdes (plusieurs chapiteaux), était jusqu'à présent pris en charge en totalité par le conseil départemental.

Pour les libraires, l'annulation des Mots Doubs, dont la 15e édition était prévue en septembre prochain, est "un coup dur, selon Michel Méchiet, de la librairie L'Intranquille. On ne peut pas laisser Besançon sans un grand rendez-vous littéraire". Pour les petits libraires partenaires de la manifestation, le festival peut représenter jusqu'à un mois de chiffre d'affaires.

"Cela phosphore très fort", poursuit Michel Méchiet. Les professionnels du livre – mais pas seulement –  devraient se rencontrer dans les prochains jours. Alors que le festival devait recevoir près de 300 invités pendant trois jours, du 16 au 18 septembre, les hôteliers et les restaurateurs de la ville sont aussi touchés par l'annulation.

Ludovic Fagaut, vice-président du conseil départemental en charge de la culture, préfère parler, dans la presse locale, d'"année de transition" et d'un événement "remastérisé" en 2017. L'élu départemental invoque des raisons budgétaires et la loi du 7 août 2015 sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), qui redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale. Mais alors qu'il est également élu d'opposition à Besançon, il s'est vu reprocher par le maire Jean-Louis Fousseret (PS), lundi soir en conseil municipal, de participer à l'affaiblissement du rayonnement de la ville.
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