Et la joie de vivre, premier ouvrage de Gisèle Pelicot, sera publié chez Flammarion le 17 février. Rédigé de concert avec la journaliste et romancière Judith Perrignon (Et tu n’es pas revenu, coécrit avec Marceline Loridan-Ivens, et L’Autre Amérique, paru chez Grasset en 2025), il s’agit du premier récit livré par Gisèle Pelicot sur la tristement célèbre affaire des viols de Mazan.
Un procès qui s’était conclu le 19 décembre 2024 par la condamnation de 46 hommes pour viol aggravé, de deux hommes pour tentative de viol et de deux autres pour agression sexuelle sur la même femme, Gisèle Pelicot. Celle-ci avait été droguée à son insu par son mari, Dominique Pelicot, l’accusé principal, qui a écopé de 20 ans de réclusion criminelle.
Dans Et la joie de vivre, l’autrice livre un récit autobiographique des abus subis et des mécanismes de résilience d’une femme discrète. Pour la première fois depuis le procès des viols de Mazan, Gisèle Pelicot raconte son histoire pour transmettre un message d’espoir, tant aux personnes traversant des épreuves douloureuses qu’à celles qui l’ont soutenue lors du processus judiciaire.
Importants relais médiatiques
Une affaire qui a profondément secoué le pays et largement mobilisé les médias, aujourd’hui relais de ce premier témoignage signé Gisèle Pelicot. Le 10 février, des extraits de l’ouvrage ont été publiés dans Le Monde et sur France 24. Depuis, le livre bénéficie d’une large couverture médiatique : Elle lui consacre sa couverture, tout comme Télérama, mais en compagnie de sa coautrice Judith Perrignon. Tandis que Le HuffPost, France Bleu et France Info s’en font également l’écho. L’autrice, invitée de La Grande Librairie ce mercredi 11 février, sera par ailleurs l’invitée exceptionnelle de la matinale de France Inter le lundi 16 février.
Une couverture médiatique toutefois critiquée, notamment par les éditions La Meute, via un post Instagram copublié ce mercredi 11 février avec Anna Margueritat, autrice de Pour que la honte change de camp. Les signataires y dénoncent notamment une « iconisation » de Gisèle Pelicot, qui aurait « choisi la joie », et pointent une mise en opposition, selon elles entretenue par la presse, entre « la victime en colère qui souffre et celle qui est digne et joyeuse », une opposition « littéralement créée entre une mère et sa fille ». Le message rappelle enfin que Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, « attend toujours que ce qu’elle a vécu soit reconnu ».
D’autres ouvrages sur le sujet
Cette affaire a également inspiré de nombreux auteurs et autrices, en particulier dans le champ du roman graphique. Parmi les ouvrages récemment parus figure Mazan : anthropologie d’un procès pour viol, une enquête coordonnée par Perrine Lachenal et Céline Lesourd, publiée le 2 octobre 2025 aux éditions Le Bruit du Monde.
Lire aussi : Procès des viols de Mazan : 5 livres pour comprendre l’indicible
Plusieurs bandes dessinées ont également vu le jour, dont Mazan, la traversée du Styx de Marion Dubreuil, paru le 20 août aux Éditions du Globe, ainsi que Notre affaire : une BD de combat et d’espoir, publiée chez L’Iconoclaste le 28 août 2025.
Enfin, d’autres projets sont à venir : Le procès - des violences intrafamiliales à l'affaire Pelicot, de Julie Emile Fabre, paraîtra aux éditions Morgen le 4 mars.
