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Vivendi et Amber Capital vont en justice

Vincent Bolloré.

Vivendi et Amber Capital vont en justice

Vivendi et Amber Capital saisissent le tribunal de commerce pour obtenir une convocation d'assemblée générale, refusée par le conseil de surveillance de Lagardère.

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Par Vincy Thomas,
Créé le 01.09.2020 à 08h20,
Mis à jour le 01.09.2020 à 10h59

"Le Conseil de surveillance et la Gérance de Lagardère ayant refusé les propositions respectives d’Amber Capital et de Vivendi, ces derniers vont saisir le tribunal de commerce de Paris d’une demande de convocation d’assemblée générale, ainsi que la loi le leur permet, et conformément à leurs accords du 10 août dernier", ont indiqué Vivendi et Amber Capital dans un communiqué commun publié tôt dans la matinée du 1er septembre.

Le Conseil de surveillance de Lagardère SCA avait rejeté lundi la demande des deux groupes concernant la convocation d'une AG exceptionnelle, jugeant que les conditions juridiques n'étaient pas réunies. Pour Lagardère, il est nécessaire de "préserver l'intérêt social du groupe dans un contexte particulier où l'un des actionnaires ayant fait la demande est en concurrence directe avec Lagardère Publishing [Hachette Livre]." Vivendi est ainsi visé, à travers sa filiale Editis.

Bataille de tranchées

Vivendi et Amber Capital, qui réunissent 43,5% du capital du groupe Lagardère à eux deux, ont signé un pacte d'actionnaires en août afin d'obtenir une représentation au conseil de surveillance (trois sièges sur neuf pour Amber, un pour Vivendi). Le 21 août, ils avaient demandé la publication d’un avis de réunion dans les quinze jours ouvrés, puis l’organisation d’une assemblée générale dans les 50 jours suivants – soit à la fin du mois d’octobre. Le financier Joseph Oughourlian, à la tête d’Amber Capital, avait alors menacé de demander celle-ci en justice s'il n'obtenait pas satisfaction.

Face à ces manœuvres, Arnaud Lagardère a cherché à renforcer son statut au sein de son groupe. Le conseil de surveillance lui a renouvelé par anticipation et pour quatre ans son mandat de gérant. Et il s'est associé au milliardaire Bernard Arnault, P-DG de LVMH, qui a pris 27% de la holding familiale en échange d'un remboursement d'une partie de la dette personnelle de l'héritier de Jean-Luc Lagardère.

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