Bibliothèques

Aire-sur-l’Adour, grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques 2014

Pendant la délibération du jury. De gauche à droite : Christine Ferrand et Véronique Heurtematte (Livres Hebdo), Véronique Leport, bibliothèques de Saint-Quentin-en-Yvelines, Amélie Nothomb (présidente du jury), Sophie de Closets (Fayard). - Photo OLIVIER DION

Aire-sur-l’Adour, grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques 2014

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Par Véronique Heurtematte,
Créé le 05.12.2014 à 00h00,
Mis à jour le 08.12.2014 à 10h17

Présidé par Amélie Nothomb, le jury du 5e grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones, organisé avec le soutien de la Fondation Jan Michalski, la société Infor et France Culture, a récompensé le réseau d’Aire-sur-l’Adour pour son ouverture aux autres. Une vision partagée par les lauréats des prix thématiques : la BCU de Lausanne, la médiathèque de Moulins communauté, les bibliothèques municipales de Toulouse et celles du plateau de Saclay.

Grand prix : Aire-sur-l’Adour sur les ailes du désir

Traversant la façade de verre, deux petits édifices de bois inspirés des cabanes ostréicoles du bassin d’Arcachon. - Photo ARCHITECTE ATELIER FGA/P. CAUNES/MÉDIATHÈQUE D’AIRE-SUR-L’ADOUR

Les médiathèques de la communauté de communes d’Aire-sur-l’Adour, près de Mont-de-Marsan, ouvertes en février dernier, ont immédiatement enthousiasmé le jury, qui leur a décerné le grand prix 2014 par huit voix contre une. "Comme certaines années à Cannes pour la palme d’or, le choix d’Aire-sur-l’Adour pour le grand prix s’est imposé comme une évidence. Je n’ai jamais vu une élection aussi rapide !", s’est exclamée Amélie Nothomb, présidente du jury. Il faut dire que ce réseau a tout pour séduire. Pour mettre à niveau son offre de lecture publique, la communauté de communes d’Aire-sur-l’Adour n’a pas hésité à se doter d’un projet aux fortes ambitions. Dans cette collectivité territoriale à dominante rurale totalisant 12 850 habitants sur 22 communes (12 dans les Landes et 10 dans le Gers), les trois établissements, une médiathèque tête de réseau à Aire-sur-l’Adour et deux médiathèques relais à Barcelonne-du-Gers et à Eugénie-les-Bains, ont été conçus comme "des bâtiments de désir", implantés au plus près des activités économiques, éducatives et sociales des communes.

Si chaque bibliothèque a été réalisée par un architecte différent, l’aménagement intérieur a été confié à un seul maître d’œuvre afin de créer un environnement homogène reflétant "l’esprit des médiathèques". Celui-ci repose sur la notion d’ouverture : des espaces ouverts et lumineux, des accès de plain-pied par des larges parvis. Inspirées des cabanes ostréicoles du bassin d’Arcachon voisin, les deux cabanes, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de la médiathèque, ont particulièrement plu aux jurés. "C’est une très belle idée. Ce sont des portes ouvertes sur l’imaginaire et une invitation à la lecture qui illustre bien la notion de passage : quand on ouvre un livre, on ouvre un autre monde", résume Régis Delcourt, directeur du Point-Virgule à Namur (Belgique). Le projet de service reflète également la volonté d’ouverture et d’accessibilité : carte unique, gratuité totale, portage à domicile en partenariat avec une association locale, animations hors les murs dans les villages. Le réseau a une amplitude horaire de 52 heures hebdomadaires sur 6 jours rendue possible grâce aux bénévoles. Une démarche qui, au-delà de la nécessité, s’inscrit dans la philosophie du don et contre-don : chacun, bibliothécaires et public, offre et reçoit. Résultat : après dix mois d’ouverture, 25 % de la population du territoire est inscrite et plus de 5 000 personnes ont assisté aux manifestations organisées par le réseau.

Ce qu’en pense le jury

"Nous avons eu le coup de foudre sur les photos de ce lieu si beau, mais l’examen du dossier montre que le projet est solide, précise Amélie Nothomb. Les cabanes sont extraordinaires. Cela fait penser à un lieu amoureux. Ces gens-là ont tout compris. Ils ont le feu sacré."

Près de 60 candidatures pour la 5e édition du prix

Le jury, de gauche à droite : Véronique Leport, directrice du réseau des bibliothèques de Saint-Quentin-en-Yvelines (lauréat du grand prix 2013) ; Véronique Heurtematte, chef de la rubrique Bibliothèque de Livres Hebdo ; Isabelle Kratz, directrice de la bibliothèque de l’EPFL, Lausanne ; Régis Delcourt, directeur du Point Virgule (Namur, Belgique), président de l’Association des libraires belges ; Amélie Nothomb, présidente du jury ; Claude Poissenot, sociologue, Université de Lorraine ; Gilles Eboli, directeur du réseau des bibliothèques municipales de Lyon ; Sophie de Closets, P-DG des éditions Fayard ; Christine Ferrand, rédactrice en chef de Livres Hebdo. Avec Alexia Annequin (chargée de communication). - Photo OLIVIER DION

Cette année encore, la richesse et la diversité des dossiers qui ont concouru pour la 5e édition du grand prix Livres Hebdo des Bibliothèques francophones mettent en lumière la grande qualité et le dynamisme des réseaux de lecture publique en France et dans le monde francophone. Livres Hebdo a reçu 57 dossiers provenant de 37 villes ou organismes différents. La francophonie était bien représentée avec 8 propositions envoyées de Belgique, de Suisse, du Canada mais également du Burkina Faso et du Liban. La catégorie Animation a recueilli le plus grand nombre de candidatures (25), les catégories Espace intérieur et Innovation ont attiré chacune 12 dossiers, et la catégorie Accueil, 8. Le bon équilibre global du nombre de dossiers pour chaque catégorie illustre bien l’attention portée par les professionnels à l’ensemble des différents aspects qui fait la réussite d’une bibliothèque. La francophonie était également bien représentée dans le jury, présidé cette année par l’écrivaine belge Amélie Nothomb, avec la présence parmi les jurés de Régis Delcourt, directeur du Point Virgule à Namur et président de l’Association des libraires belges francophones, et d’Isabelle Kratz, directrice de la bibliothèque de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Véronique Leport, directrice du réseau des bibliothèques de Saint-Quentin-en-Yvelines, lauréat du grand prix Livres Hebdo 2013, et Gilles Eboli, directeur du réseau des bibliothèques municipales de Lyon, ont apporté leur contribution de professionnels, tandis que Sophie de Closets, P-DG des éditions Fayard, a fait bénéficier le jury d’un regard renouvelé sur les bibliothèques. Le jury était également composé du sociologue Claude Poissenot, de Christine Ferrand, rédactrice en chef de Livres Hebdo, et de Véronique Heurtematte, chef de la rubrique Bibliothèque.

Prix de l’Accueil : les bibliothèques de Toulouse à l’écoute

Vignette de la rubrique "Keskidit ?" du journal interne, où est commenté avec humour le langage professionnel. - Photo BIBLIOTHÈQUES DE TOULOUSE

C’est par un vote à l’unanimité que la conception de l’accueil du réseau des bibliothèques de Toulouse a été récompensée. Les jurés ont salué la démarche globale et l’humour qui ont permis d’instituer une charte commune à tous les établissements du réseau, basée sur l’écoute et la participation des usagers. Où qu’il aille dans les bibliothèques, le visiteur rencontre des agents qui l’accueillent avec professionnalisme et efficacité.

Ce travail de grande ampleur a été décliné en plusieurs étapes et a pris des formes multiples : constitution d’un réseau de "référents accueil" pour les 22 bibliothèques du réseau, mise en place d’un cahier de suggestions, réalisation d’enquêtes, simplification des procédures pour l’usager, élaboration d’un plan de formation pour les personnels, rédaction collective du règlement intérieur et de la charte d’accueil. "On sent une vraie démarche pour que l’ensemble du personnel évolue dans sa conception du métier, relève Véronique Leport, directrice des bibliothèques de Saint-Quentin-en-Yvelines, lauréates du grand prix Livres Hebdo 2013. Il ne s’agit pas seulement de qualification technique mais de repenser ce qu’est une bibliothèque aujourd’hui."

Le travail s’est appuyé sur quatre axes stratégiques déclinés dans des objectifs concrets tels que développer l’offre pour les publics handicapés, encourager la participation des usagers, rendre plus lisible l’offre documentaire. Les bibliothécaires n’ont pas hésité à réfléchir sur leur pratique professionnelle et à l’examiner avec humour. En témoignent les dessins de la rubrique "Keskidit ? Réflexions sur le langage qu’on utilise avec le public…" du journal interne, illustrant de manière hilarante certains termes du jargon professionnel tels que "désherbage", "opac", "usager" ou "pilon". Les équipes ont également rédigé un document interne intitulé "L’accueil pour les nuls : le litige facile à la portée de tous !", qui reprend la charte graphique de la célèbre collection en jaune et noir. Un titre décalé pour un contenu en revanche très sérieux qui passe en revue tous les aspects de l’accueil : formalités d’inscription, les problèmes (documents perdus ou dégradés), les services, les collections, etc.

Ce qu’en pense le jury

"J’ai particulièrement apprécié la cohérence d’un projet d’établissement global et ambitieux, indique Gilles Eboli, directeur du réseau des bibliothèques municipales de Lyon. On sent une forte volonté de sortir d’un accueil traditionnel pour aller vers des postures d’accueil actives et tournées vers le public. Cette démarche est soutenue par de la formation et l’énoncé d’objectifs précis. C’est sans doute très fédérateur pour l’équipe."

Prix de l’Animation : Lausanne dégaine son savoir

Brolik, l’un des vainqueurs de la catégorie 14-18 ans, dans le clip vidéo. - Photo IMAGES BIBLIOTHÈQUE CANTONALE ET UNIVERSITAIRE-LAUSANNE

Pour attirer un public, il faut parler son langage : c’est ce qu’a fait la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (BCUL) en organisant un concours de rap destiné aux 14-25 ans, peu amateurs de bibliothèque. Le principe était simple : écrire un couplet et le chanter sur une des deux compositions instrumentales écrites par un rappeur professionnel. La seule contrainte était de choisir un thème en lien avec le savoir, la connaissance, les bibliothèques ou la culture.

La BCUL a reçu une vingtaine de morceaux, soit une soixantaine de participants, individuels ou collectifs. Un jury a décerné deux prix, l’un dans la catégorie "adolescents", l’autre dans la catégorie "jeunes adultes", et une création a été distinguée par le prix du public qui pouvait voter en ligne. Les trois lauréats ont gagné un atelier de coaching de deux jours, un enregistrement dans un studio professionnel et les trois morceaux gagnants ont été réunis dans un clip. Un artiste local a créé un graffiti décliné sur les affiches et les flyers sous le slogan : "Le savoir est une arme". "La BCUL s’est emparée du rap pour entamer un processus de reformulation de la culture. Elle a organisé ce concours en s’entourant de professionnels et au lieu d’attendre les candidatures, elle est allée à la rencontre des jeunes en distribuant des flyers à la sortie de la gare, s’est réjoui le sociologue Claude Poissenot. Cette initiative a le mérite de mettre en dialogue un élément de la culture juvénile avec celle qui a conduit à l’existence des bibliothèques." L’événement, relayé sur les réseaux sociaux, a permis d’augmenter la visibilité de la bibliothèque auprès du jeune public : la chaîne YouTube de la BCUL, créée pour l’occasion, compte 16 000 vues, dont 4 000 pour le clip. Quant au blog, il a comptabilisé 9 000 visites.

Ce qu’en pense le jury

"C’est intéressant de voir comment la BCUL a attiré un public peu friand des bibliothèques. Elle a pris ces jeunes à leur propre jeu pour les inciter à faire passer un message sur le livre et la lecture, relève Isabelle Kratz, directrice de la bibliothèque de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Les musiques et les clips réalisés sont de très bonne qualité. Ce genre d’initiatives change l’image des bibliothèques."

Prix de l’Espace intérieur : Moulins communauté, assis, debout, couché

L’estrade, face aux baies vitrées, offre poufs et fauteuils pour les lecteurs qui désirent se détendre. - Photo PHOTOS MÉDIATHÈQUE MOULINS COMMUNAUTÉ

Le jury a attribué, par 8 voix contre 1, le prix de l’Espace intérieur à la médiathèque de Moulins communauté. Cet établissement de 3 000 m2, entièrement rénové en 2013, a été repensé en fonction de trois grands principes : trouver un nouvel équilibre entre les collections et les espaces de vie au profit de ces derniers ; renforcer la polyvalence des espaces ; proposer un mobilier élégant et confortable, poufs, coussins, permettant des postures multiples, assises, semi-allongées, totalement couchées, à utiliser seul ou à deux. "Je suis frappée de voir qu’on peut y lire couché !" s’est enthousiasmée Amélie Nothomb.

Les espaces ont été aménagés pour créer des ambiances variées, avec une gestion différenciée du bruit selon les zones. Le film de présentation de la médiathèque, long plan-séquence qui offre une balade dans tous les recoins de l’établissement, a conquis les jurés. On y croise successivement des dames en train de dessiner à l’aquarelle, des jeunes affalés sur des coussins au format XXL, un senior consultant Internet, des enfants assistant à l’heure du conte, des adolescents pratiquant la break dance sur l’estrade en bois.

Comme dans le cas des médiathèques d’Aire-sur-l’Adour, les beaux espaces ne sont pas des coquilles vides mais sont au service d’un projet d’établissement résultant d’une réflexion poussée et tournée vers l’usager : simplification administrative, confort des lieux, qualité des relations humaines. Dès l’entrée, la variété de l’offre est annoncée : cafétéria, espace patrimoine, zone d’accueil-inscription, presse, livres, ordinateurs, salle d’exposition. L’objectif est de faire percevoir d’emblée la médiathèque comme "un lieu bénéfique", revendique l’équipe.

Ce qu’en pense le jury

"Cette bibliothèque est une succession de niches qui pourra satisfaire une large diversité de publics. Le jeune couple saura s’approprier les canapés protecteurs, les étudiants studieux investiront la salle de travail, les jeunes fatigués s’affaleront dans les énormes coussins sur l’estrade en bois. Cette bibliothèque est promise à un bel avenir !" a commenté Claude Poissenot.

Prix de l’Innovation : Plateau de Saclay dans le temple de la consommation

Dans la galerie marchande du centre commercial Ulis 2 : les bibliothécaires vont à la rencontre des chalands pour présenter la médiathèque. - Photo PHOTOS MÉDIATHÈQUE FRANÇOIS-MITTERRAND, LES ULIS

Pour le prix de l’Innovation, le jury a distingué, après quelques discussions vives, le réseau des quatorze médiathèques de la communauté d’agglomération du plateau de Saclay (CAPS), déjà repéré l’année dernière dans la sélection "Boîte à idées" du grand prix Livres Hebdo 2013. Leur credo est simple : aller à la rencontre de la population là où elle se trouve et casser l’image traditionnelle de la bibliothèque. Pour autant, une bibliothèque ne se dévoie-t-elle pas en s’installant dans un centre commercial ? Le jury était partagé, et c’est à 5 voix contre 4 qu’il a salué l’originalité du projet du réseau du plateau de Saclay et le courage de ses bibliothécaires. En décembre 2013, le réseau a renouvelé l’opération menée en 2012 : assurer la présence des médiathèques dans la galerie marchande du centre commercial Ulis 2. Les bibliothécaires ont installé un stand coloré, très visuel, à côté de celui du père Noël, entre H&M et Sephora. Leur catalogue de 50 cadeaux sélectionnés dans les collections des bibliothèques (CD, DVD, BD, livres pour enfants, adolescents et adultes) à la main, ils sont allés au-devant des gens pour leur parler de ce qu’est une médiathèque aujourd’hui. Les badauds pouvaient tester sur le stand une imprimante 3D, un Friispray (installation permettant de créer des graffitis numériques), utiliser le piano et la guitare mis à disposition. Pour Sophie de Closets, P-DG de Fayard, cette initiative a le mérite "de vraiment rapprocher la bibliothèque des gens. Je trouve ça remarquable", ajoute-t-elle. Les jurés ont été impressionnés par le courage que demande une telle mise en avant : passer le barrage du Caddy rempli pour aborder des gens pressés, trouver les mots pour les rassurer et leur donner l’envie d’écouter la suite des explications. "Nous sommes les seuls à représenter un secteur non marchand, à assurer la promotion d’un service public, tout en intégrant la logique commerciale de Noël grâce à notre catalogue", plaide l’équipe dans son dossier de candidature.

Ce qu’en pense le jury

"Aux Ulis, le centre commercial est un lieu emblématique. C’est très bien ciblé de la part de la bibliothèque. Cela constitue un vrai courage d’aller dans un tel espace, grand ouvert, pendant des jours de forte affluence. Cela met la bibliothèque proche des gens. Je trouve que c’est remarquable", avance Véronique Leport, directrice du réseau des bibliothèques de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Coup de cœur : Marc Roger, passeur de mots

Marc Roger - Photo OLIVIER DION

Depuis plus de vingt ans, Marc Roger, lecteur public, fait entendre les mots des écrivains partout où on le convie, et notamment dans les bibliothèques. Quand elle voit son nom au détour d’un dossier lors de la délibération, Amélie Nothomb, qui a déjà croisé la route de ce personnage singulier, propose immédiatement de lui décerner le coup de cœur du jury. "C’est quelqu’un de génial qui œuvre inlassablement pour transmettre le goût des livres et de la lecture", plaide l’auteure de Pétronille. Marc Roger, qui a notamment réalisé un tour de France "en livres à pied et à voix haute" et créé le concept du "Bal à lire", connaît bien l’univers des bibliothécaires, avec lesquels il partage la même envie de transmettre. "Notre rôle est de rendre la lecture attractive. Nous avons peu de temps pour séduire. Il faut embarquer les gens, explique cet amoureux de la langue. Quand je les vois se précipiter pour emprunter les livres des auteurs que je viens de lire pour eux, c’est gratifiant."

Parmi ses nombreux projets, Marc Roger aimerait lire dans un arbre Le baron perché d’Italo Calvino, l’un de ses auteurs préférés, dès qu’il trouvera une médiathèque disposant du jardin adéquat. Il affectionne également les "nuits de la lecture", comme celle organisée le 31 janvier à la librairie L’Ouvre-boîte, à Paris, où le public viendra avec son sac de couchage écouter de 21 heures à 7 heures le lendemain les mots de Jack London dits par Marc Roger.

Cinq bonnes idées

Les initiatives repérées et appréciées par le jury parmi les dossiers de candidature.

1. Un des livres conçus par les lecteurs burkinabés et édités par le Centre multimédia de Houndé au Burkina Faso. - Photo FRIENDS OF AFRICA VILLAGE LIBRARIES

L’ONG américaine Les Amis des bibliothèques de village africaines au Burkina Faso a fait appel aux écrivains et illustrateurs locaux pour réaliser des livres distribués ensuite dans le réseau des bibliothèques rurales. Une trentaine d’auteurs et artistes ont participé à la production de 42 ouvrages édités à 1 000 exemplaires.

2. Les mamies surfeuses de la bibliothèque de Waimes-Malmedy, en Belgique. - Photo BIBLIOTHÈQUE DE WAIMES-MALMEDY

Sous ce slogan, le réseau de lecture publique de Waimes-Malmedy en Belgique propose un voyage dans les souvenirs des aînés via les nouvelles technologies. L’objectif est de lutter contre la fracture numérique en proposant des initiations à l’utilisation des tablettes, des ordinateurs, des réseaux sociaux.

3. La bibliothèque universitaire Santé de l’université de Caen-Basse-Normandie : lumière, grands fauteuils et baies ouvertes sur la nature. - Photo BU SANTÉ DE L’UNIVERSITÉ DE CAEN-BASSE-NORMANDIE

Conçue à la fois comme un lieu d’étude et un lieu de vie, la bibliothèque universitaire de Caen, ouverte en septembre 2014, est équipée d’un mobilier offrant une grande diversité de postures et dotée de grandes baies vitrées pour profiter du soleil normand.

La petite bibliothèque Le Verbe être à La Tronche, près de Grenoble, cultive la convivialité. Accueil avec petits gâteaux, bourse aux livres, accueil des bébés… Toutes les occasions de sorties sont bonnes, et des minicars aussitôt affrétés.

Le 4 juillet 2014, la médiathèque de Moulins communauté a invité les habitants à venir à la bibliothèque pour assister au quart de finale de la Coupe du monde de football. 120 personnes ont participé à la soirée, dont les trois quarts mettaient pour la première fois les pieds à la bibliothèque.



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