Bayard sauvé par Eragon | Livres Hebdo

© Olivier Dion

Alors que la branche presse du groupe souffre, le livre affiche au premier semestre une progression de 23,3%.

Grâce à Eragon, la saga de Christopher Paolini pour les jeunes, la branche livre de Bayard se porte bien. Le groupe annonce des résultats semestriels en hausse de 23,3% pour l'édition, dont les ventes s'élèvent à 37 millions d'euros, soit 17% du chiffre d'affaires de l'ensemble du groupe (contre 14% au premier semestre 2008). De leur côté, les éditions Milan, que quitte fin novembre Justine de Lagausie, affichent une augmentation de 15% de leur chiffre d'affaires livres, tandis que la structure de diffusion Sofédis est en progression de 28%.

Le résultat d'exploitation du groupe est de 5,471 millions d'euros et le résultat net de 1,321 million d'euros. Son chiffre d'affaires consolidé s'élève à 214,574 millions d'euros, en augmentation de 2,5%, une hausse imputable essentiellement aux filiales étrangères (+20%), en particulier à l'acquisition de Sailer en Allemagne, alors que les sociétés françaises sont en baisse de 0,5%. L'activité presse du groupe pâtit de la crise, même si La Croix et Notre Temps affichent une certaine stabilité : le chiffre d'affaires de la publicité est en baisse de 11%, et celui des abonnements de la presse jeunesse est en recul (malgré un chiffre d'affaires en hausse de 1,6%, grâce à l'augmentation des tarifs).

Le groupe avait enregistré des pertes de 14 millions d'euros en 2008 à cause de l'externalisation de sa caisse de retraite et du redressement de Milan Presse. Il achève aujourd'hui sa restructuration en 18 unités opérationnelles, sous la houlette du nouveau directoire, et négocie un plan de sauvegarde pour les 46 postes qui devaient être supprimés. Il table sur un résultat équilibré pour l'exercice 2009-2010 et annonce que le magazine Muze, qui devait fusionner avec Phosphore et dont le dernier numéro est annoncé pour décembre, pourrait continuer sous une autre forme.
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