Bernard Fixot poursuit « Les Echos »

Bernard Fixot poursuit « Les Echos »

Jacques Attali © John Foley/Opale

Bernard Fixot poursuit « Les Echos »

Trois jours avant la publication du rapport Attali, « 300 décisions pour changer la France », son éditeur dépose une plainte auprès du doyen des juges d’instruction parisiens.

Par Christine Ferrand,
avec cf Créé le 17.01.2014 à 14h53

Le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali paraîtra jeudi 24 janvier, sous le titre 300 décisions pour changer la France, chez X.O., éditeur des ouvrages de Nicolas Sarkozy Témoignage et Ensemble.

Dans un communiqué diffusé lundi en fin de journée, Bernard Fixot, responsable de la maison d’édition, a annoncé qu’il avait déposé plainte « pour vol, recel de vol et contrefaçon » à la suite de la mise en ligne sur le site du journal Les Echos d'une version « inexacte et erronée » de ce texte.

Dès vendredi 18 janvier, en effet, une version très complète de ce rapport de 350 pages était mise en ligne sur le site des Echos.

« Cette publication, dont je me suis assuré les droits exclusifs en accord avec la Documentation française, précise Bernard Fixot dans son communiqué, a été préparée dans le plus grand secret et la plus stricte confidentialité afin notamment de ne pas permettre à quiconque de brûler la politesse à la Commission et à Jacques Attali qui en réservaient bien entendu la primeur au chef de l'Etat Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon à qui le rapport doit être remis le 23 janvier ».

« Sous couvert d'un prétendu devoir d'information du public qu'aucune urgence n'imposait, ajoute l’éditeur, le Rapport a été mis en ligne et reproduit dans des conditions illicites, sans autorisation de quiconque et par des moyens frauduleux », précisant qu’« un fichier informatique et des épreuves de travail » devaient encore subir de la part des membres de la Commission et de son président Jacques Attali de « substantiels remaniements ».

Sur leur site, Les Echos qui se réclament du « devoir d’informer », expliquent qu’ils ont « dû se résoudre, en fin d'après-midi, sous peine de poursuites judiciaires, à retirer du site la version intégrale de ce document »..
17.01 2014

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