Disparition

Claude Brasseur s'en va au Paradis

Claude Brasseur, comédien français.

Claude Brasseur s'en va au Paradis

Le comédien Claude Brasseur est mort à l'âge de 84 ans, laissant derrière lui Tartuffe, Dandin, Fouché incarnés au théâtre, Vidocq à la télévision et de nombreux personnages de films cultes et populaires.

J’achète l’article 1.50 €

Par Vincy Thomas,
Créé le 22.12.2020 à 17h19,
Mis à jour le 22.12.2020 à 18h00

Le comédien Claude Brasseur, né le 15 juin 1936, est mort l’âge de 84 ans le 22 décembre. Le fil de Pierre Brasseur et d’Odette Joyeux, deux têtes d’affiche du cinéma dans les années 1930-1960, était l’un des acteurs les plus populaires à l’écran comme sur scène depuis les années 1970. 17 de ses films ont attiré plus de deux millions d’entrées en salles.

Le filleul d’Ernest Hemingway avait rédigé en 2014. Merci !, paru chez Flammarion, autobiogrphie écrite sous la forme d'une conversation avec Jeff Domenech - l'auteur de Belmondo, du rêve à la réalité.

Deux fois césarisé (en 1977 en second-rôle masculin, en 1980 en meilleur acteur), trois autre fois nommé pour la récompense du 7e art, et deux fois cité pour le Molière du meilleur comédien, Claude Brasseur était aussi un sportif de haut niveau, d’abord dans le bobsleigh puis dans la compétition automobile, où il a remporté le rallye Paris-Dakar en 1983.

Sur les planches, il a mis son talent au service de Marcel Pagnol, Molière (il interprèta plusieurs fois Tartuffe), Jean Giono, Jean Racine, Alexandre Dumas, avant de plonger dans un répertoire plus contemporain avec Le souper de Jean-Claude Brisville, Le dîner de cons de Francis Veber, La colère du Tigre de Philippe Madral. Il fit ses adieux avec L’indigent philosophe de Marivaux.

Pour toute une génération, il a été le premier Vidocq dans la série de Marcel Bluwal, au début des années 1970. Ne négligeant jamais le théâtre, il avait été très tôt une vedette du petit écran, avant de devenir un premier rôle du grand écran.

Au cinéma, il passa d’un genre à l’autre: Germinal d’Yves Allégret, Bande à part de Jean-Luc Godard, Caroline chérie de Denys de la Patellière, Une belle fille comme moi de François Truffaut, Barocco d’André Téchiné… C’est Yves Robert qui lui offre ses premiers grands succès avec un personnage de quadra homosexuel dans le diptyque Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis. S’ensuivent des classiques de l’époque : Une histoire simple de Claude Sautet, La guerre des polices de Robin Davis, La banquière de Francis Girod, La Boum de Claude Pinoteau… Il incarne Guy de Maupassant dans un film biographique de Michel Drach, et reprend Dandin pour Roger Planchon et Joseph Fouché dans Le Souper, d’Edouard Molinaro. Sa fin de carrière alternera comédies populaires et drames sensibles, les triomphes publics de Camping le beau rôle de vieil homme acariâtre dans L’étudiante et Monsieur Henri.

Coté livres, outre son autobiographie, il a été le conteur de trois albums audio : Le chat botté / La Belle au bois dormant (Lodi), Les enfants du Levant, d'après le roman de Claude Gritti (Frémeaux) et Le petit chaperon rouge / Cendrillon, d’après Charles Perrault (Tom pousse). On le croise aussi dans la biographie de Peggy Roche, sa première épouse qui l'a  quitté pour Françoise Sagan, Peggy dans les phares, de Marie-Eve Lacasse (Flammarion).
 

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités