Décès d'Annie Saumont, nouvelliste et traductrice | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, avec AFP, le 31.01.2017 à 21h17 (mis à jour le 31.01.2017 à 22h31) Disparition

Décès d'Annie Saumont, nouvelliste et traductrice

Annie Saumont

Annie Saumont est morte à l'âge de 89 ans. La traductrice et nouvelliste avait été récompensée par un prix Goncourt de la nouvelle et par un prix de la nouvelle de l'Académie française.

La nouvelliste et traductrice Annie Saumont, Goncourt de la nouvelle en 1981, est décédée, a annoncé mardi 31 janvier, Julliard dans un communiqué transmis à Livres Hebdo. "Les Editions Julliard, Betty Mialet, Bernard Barrault et toute l’équipe, ont la tristesse de vous faire part de la disparition d’Annie Saumont", a indiqué son éditeur.

Née le 16 mars 1927 à Cherbourg, et morte à l'âge de 89 ans le 31 janvier à Paris, Annie Saumont a grandi à Rouen. Après des études de lettres modernes, elle s'est spécialisée dans la littérature anglo-saxonne, traduisant notamment J.D. Salinger (la deuxième traduction de L'Attrape-coeur), John Fowles (Daniel Martin, Le Mage), V.S. Naipaul (Dans un Etat libre, Guérilléros) et Patricia Highsmith (Catastrophes).

Distinguée par tous

Elle était surtout connue pour ses nouvelles. Annie Saumont en a publié plus de trois cents réunies dans une vingtaine de recueils. Elle fut récompensée par le Prix Goncourt de la nouvelle pour Quelquefois dans les cérémonies (Gallimard, 1981), le Grand prix SGDL de la nouvelle pour Je suis pas un camion (Seghers, 1989), le prix Renaissance de la nouvelle pour Les voilà, quel bonheur (Julliard, 1993). Le prix des Editeurs l'a distinguée en 2002 pour C'est rien, ça va passer (Julliard) et le Prix de la nouvelle de l'Académie française lui a été décerné l'année suivante pour Un soir, à la maison chez le même éditeur.

La majeure partie de son œuvre a d'ailleurs été publiée chez Julliard entre 1993 et 2016, soit seize recueils de nouvelles et un roman, paru en 2015 mais écrit en 1961, Ce soir j'ai peur. Son dernier recueil datait de 2013, Un si beau parterre de pétunias.

Un florilège à paraître

Avec son style radical, précis, concis et sa passion pour l'écriture, elle laisse une œuvre dense. Le roman, ce n'était pas pour elle. Elle avait essayé, sous l'insistance de Jérôme Lindon, mais il a terminé au pilon, à sa plus grande satisfaction.

Cette nomade, admirative de Julio Cortazar, reviendra en librairie de manière posthume puisque Julliard publiera au mois de mai un florilège de ses nouvelles dans un volume préfacé par Josyane Savigneau, journaliste au Monde.

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