Décès de l’auteur de polars Jean-François Vilar | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, avec Mediapart, le 23.12.2014 à 13h16 (mis à jour le 23.12.2014 à 14h00) Disparition

Décès de l’auteur de polars Jean-François Vilar

Jean-François Vilar dans l'emission La boîte a mots sur TF1 en 1986. Photo: PASCUCCI/TF1/SIPA - Photo PHOTO: PASCUCCI/TF1/SIPA

L’auteur de polars Jean-François Vilar est mort le 16 novembre dernier à 67 ans à la suite d’un cancer du poumon, a-t-on appris ce lundi. 

Plus de vingt ans après la publication de Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués (Seuil), son ultime roman noir paru en 1993, l’écrivain Jean-François Vilar est décédé dans le plus grand secret le 16 novembre dernier à 67 ans des suites d’un cancer du poumon. L’information a été révélée lundi 22 décembre par Mediapart.
 
« Il est parti en silence et presque en secret, ne souhaitant pas que la nouvelle soit immédiatement connue. C’était un camarade, nous avions fait nos débuts ensemble, à Rouge. C'était surtout un écrivain, de ceux qui ne transigent pas avec la littérature, à la vie, à la mort », écrit son ami Edwy Plenel, dans un hommage publié sur Mediapart. « Étoile filante du roman noir, mon hommage à l’écrivain vrai et au vieux camarade », a indiqué le journaliste sur sa page Facebook.

Les nouvelles étaient rares depuis la dernière publication de l’écrivain en 1993.  Il n’aura depuis rompu son silence littéraire qu’à de très rares occasions, notamment lorsqu’il publie en septembre 2012 une tribune pour Mediapart au sujet de l’affaire Richard Millet.
 
Militant trotskyste, qui disait faire de « la littérature délinquante » et non policière, Jean-François Vilar avait obtenu en 1982 le Grand Prix Télérama du roman noir, pour ce qui deviendra son premier livre chez Fayard Noir, Ce sont toujours les autres qui meurent. Viendront par la suite, Passage des singes, Etat d’urgence, Bastille Tango, Les exagérés, Les Hiboux de Paris… Dans les années 70, il fut un important militant clandestin de la Ligue communiste révolutionnaire avant de devenir journaliste dans son organe, Rouge, au côté d’Edwy Plenel.
 
Auteur de polars surréalistes, son univers et ses personnages étaient très marqués de l’influence de Marcel Duchamp. Son personnage phare Victor Blainville, journaliste et photographe, doit ainsi son patronyme à Duchamp, puisque c’est à Blainville-Crevon que ce dernier est né en 1887.
 

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