Disparition

L'écrivain israélien Amir Gutfreund est mort samedi 28 novembre d’un cancer, à l’âge de 52 ans. Père de trois enfants, il avait perdu son épouse en 2011, emportée également par la maladie.

Fils de rescapés de la Shoah, Amir Gutfreund, né en 1963 à Haïfa, a été officier de Tsahal (Armée de défense d’Israël). Diplômé en mathématiques de l’Institut israélien de technologie, il a toujours aimé écrire. Dès la publication de son premier roman en 2000, HaShoah Shelanou, (Les gens indispensables ne meurent jamais, Gallimard, 2007) qui évoque la Shoah par le regard d’un adolescent et à travers des portraits de rescapés vivant en Israël, il va s’imposer comme une voix majeure de la littérature israélienne.

Les gens indispensables ne meurent jamais, traduit en plusieurs langues, est distingué en 2003 par le prix Sapir, équivalent du prix Goncourt en Israël. Son autre roman Pour elle, volent les héros, paru en 2008 dans son pays, est publié en France chez Gallimard en mars 2015, dans une traduction de l’hébreu de Katherine Werchowski.

"Bien que toute ma vie j’ai été un dévoreur de livres à l’extrême, je ne pensais pas du tout à écrire. Cela me semblait une perte de temps quand il y avait le football et les filles à découvrir. A 17 ans, par certaines circonstances que je ne détaillerai pas, j’ai commencé à écrire par hasard. Pour des raisons que je ne comprends pas aujourd’hui, j’ai caché à tout le monde que j’écrivais. J’ai écrit 20 ans sans publier, pour moi-même. J’ai écrit trois romans et d’innombrables histoires. En 2000, j’ai publié Les gens indispensables ne meurent jamais et depuis, je n’arrête pas", confiait Amir Gutfreund à IsraPressedans une interview accordée le 5 août 2015.

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