Carine Fannius : conquise par le poche
10/18, pour Carine Fannius, « c’est un rêve vieux de quinze ans, une marque que j’aime, où l’on fait à la fois du poche et de l’inédit. Je ne serais pas partie pour une autre maison de poche ». Elle a été débauchée du Livre de poche, où elle était directrice éditoriale depuis six ans, pour remplacer Emmanuelle Heurtebize, partie s’occuper de la littérature étrangère chez Stock. Littérature générale, policier, pratique : « Je suis tombée dans le poche à la sortie de mes études de droit. » Après un stage aux Belles Lettres, elle enchaîne chez J’ai lu, où elle est embauchée par Marion Mazauric et Béatrice Duval. « J’ai été conquise : j’ai oublié mes études de droit, mon projet d’être avocate ! »
En passant du Livre de poche à 10/18, Carine Fannius, 40 ans, passe d’une production de 300 titres par an à 130, dont 40 % d’inédits… « Il est encore trop tôt pour parler des projets, mais je vais m’inscrire dans la continuité, garder l’image de marque très forte et renouveler. Je me pencherai peut-être un peu plus sur le domaine policier, et je pense replonger une ou deux fois par an dans le fonds pour en ressortir une pépite. »
Valérie Miguel-Kraak : Made in Pocket
Promue directrice éditoriale de Pocket après le départ de Laurent Boudin pour First, Valérie Miguel-Kraak connaît tous les arcanes de la maison où elle est entrée en 2003. Littérature française, étrangère, non-fiction, romans féminins ou historiques, thrillers… « On ne s’ennuie jamais. Le lectorat évolue, il faut accompagner les titres au plus près, faire durer les auteurs, organiser la rencontre des livres avec des lecteurs en les rendant attractifs. » Après des études de lettres et de littérature comparée, elle s’envole pour Dublin où elle passera deux ans avant de revenir en France pour intégrer le mastère spécialisé Management de l’édition de l’ESCP-Asfored. Ses débuts dans l’édition, elle les fait du côté de l’illustré et du pratique, chez Solar puis Marabout. Il y a dix ans, elle est passée au poche, chez Pocket, où elle était devenue directrice éditoriale adjointe en 2011.
Audrey Petit : Changement d’orbite
A 38 ans, Audrey Petit élargit la focale. Ancienne directrice d’Orbit, le label SF de Calmann-Lévy, elle est désormais directrice littéraire chargée de la littérature contemporaine au Livre de poche, où elle conserve la responsabilité des littératures de l’imaginaire. « J’ai toujours lu des choses très différentes, mais quand on lit de la fantasy on devient vite spécialiste, car ce n’est pas très courant de connaître et d’aimer ça dans l’édition en France. Mais j’ai toujours eu dans un petit coin de ma tête l’envie d’ouvrir l’horizon… » Après une maîtrise de philosophie, elle fait un premier stage chez Odile Jacob, puis entre chez Mnémos, dont elle sera la directrice éditoriale pendant sept ans. Elle a aussi travaillé chez Mango et fait partie du comité de lecture de 10/18, de Pocket et de Fleuve noir. « J’aime le côté démocratique et populaire du poche : il y en a pour tous les goûts, à prix abordables. L’important, c’est d’être lu, dit-elle. Il y a une très grande créativité en poche. Au-delà de l’envie de plaire aux lecteurs et de prendre des parts de marché, c’est intéressant de se lever le matin en se demandant comment on peut rendre un livre attrayant ! »
