Rayons

Des rayons "féminisme" dans les librairies et bibliothèques

Christine Lemoine - Librairie Violette and Co - Photo OLIVIER DION

Des rayons "féminisme" dans les librairies et bibliothèques

« Tout le monde a ouvert des rayons dédiés ». Exemple avec deux librairies et une bibliothèque qui ont osé le féminisme.

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Par Cécilia Lacour,
Créé le 12.03.2021 à 09h14,
Mis à jour le 12.03.2021 à 10h00

Librairie Violette and Co (Paris)
Fondée en 2004 par Catherine Florian et Christine Lemoine, Violette and Co est unique. Elle reste à ce jour la seule librairie française spécialisée féminisme et LGBT+. Si « tout le monde a ouvert des rayons féministes » depuis #MeToo, le mouvement n’a eu qu’un effet marginal sur le rangement. « Nous avons ouvert un demi-rayon sur les questionnements autour de la masculinité, un autre sur l’afroféminisme. D’autres rayons, comme celui consacré à la prostitution, se sont en revanche réduits », témoigne Christine Lemoine. L’établissement est aussi l’un des rares à proposer « des titres très pointus des Presses universitaires ».

Librairie La Nuit des temps (Rennes)
Généraliste, La Nuit des temps accorde, depuis son ouverture en août 2017, une place importante aux thématiques féministes, LGBT+, environnementales ou antiracistes. Au sein du rayon féministe, les deux gérantes Solveig Touzé et Ayla Saura ont créé une étagère consacrée à l’intersectionnalité pour y ranger des titres « sur le fait d’être une femme en Asie ou encore le féminisme islamique », explique Ayla Saura. Une autre étagère se concentre sur « l’histoire du féminisme et une dernière permet de ranger le reste », détaille la libraire qui propose plus loin un rayon dédié au « travail du sexe ».

Bibliothèque Marguerite-Durand (Paris)
#MeToo n’a que « très peu » modifié la politique d’acquisition de la bibliothèque Marguerite-Durand, spécialisée dans l’histoire des femmes, des féminismes et du genre. « Nous continuons d’acheter de manière aussi exhaustive que possible les ouvrages de niveau universitaire et une sélection représentative d’ouvrages « grand public ». Nous privilégions légèrement ce qui est émergeant, comme la bande dessinée féministe, et essayons d’équilibrer entre des courants parfois très contradictoires. Nous évitons aussi ce qui est trop grand public », souligne Brigitte Scarron. En revanche, elle constate que « les thématiques féministes infusent dans les bibliothèques de prêt, dans le réseau parisien par exemple, avec l’organisation de rencontres et la création de rayons spécifiques ».

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