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Dossier Histoire : l’histoire en tranches

Le rayon histoire de la librairie L’Ecume des pages à Paris. - Photo Olivier Dion

Dossier Histoire : l’histoire en tranches

Le recul du marché des livres d’histoire se révèle moins sévère que les années précédentes. Le secteur s’appuie notamment sur le succès de livres-chapitres, facilitant une lecture fragmentée. Les ouvrages classiques sont davantage à la peine.

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Par Charles Knappek ,
Créé le 29.09.2017 à 18h18

Face au temps de cerveau chaque jour moins disponible pour la lecture, la tendance est aux livres d’histoire nerveux, séquencés, organisés en courts chapitres et pourquoi pas portés par un collectif d’auteurs. Le best-seller de l’année avec plus de 100 000 exemplaires vendus, Histoire mondiale de la France (Seuil), coche toutes les cases. Dirigée par Patrick Boucheron, qui a définitivement gagné ses galons d’historien médiatique, cette somme de 800 pages se décompose en 146 articles de 10 000 signes, sans notes, très narratifs, incarnés autour d’un personnage ou d’une rencontre et "présentant une histoire de France toujours prise dans des espaces plus vastes que son territoire politique de référence", dixit Séverine Nikel, directrice éditoriale histoire au Seuil. Moins d’un an après sa parution, Histoire mondiale de la France apparaît comme l’association parfaite de l’histoire globale et de la non-fiction narrative, genre dans lequel elle a été précédée par le Sapiens de Yuval Noah Harari, paru en 2015 chez Albin Michel. La "brève histoire de l’humanité" de l’auteur israélien reste d’ailleurs en tête des ventes de son segment et n’espère céder la place qu’à Homo deus, nouvel opus du même Harari paru le 6 septembre, dans lequel le professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem propose cette fois une "brève histoire de l’avenir".

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Histoire globale

Ces quelques succès de librairie ne sauraient pour autant faire oublier les difficultés du marché. Les ventes de livres d’histoire ont de nouveau fléchi au cours des douze derniers mois. Le premier semestre, en particulier, a été plombé par l’interminable campagne électorale. Pour cette rentrée, alors que le quinquennat d’Emmanuel Macron démarre pour de bon, le mot d’ordre est : "retour à la normale". A ce titre, les projets d’envergure ne manquent pas et ils sont nombreux à s’inscrire dans la filiation de l’histoire globale à entrées multiples. Le plus impressionnant est certainement Histoire du monde au XIXe siècle (Fayard), ouvrage collectif de 700 pages auquel ont participé quelque 80 historiens de renom, français et étrangers, et dont l’objet est d’expliquer, selon la formule de ses deux directeurs, Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, "comment nous sommes devenus contemporains". Le livre est organisé en quatre parties d’importance inégale qui abordent le XIXe siècle à travers différents prismes originaux, les produits par exemple. Hasard du calendrier, le titre a en face de lui La transformation du monde au XIXe siècle (Nouveau Monde), traduit d’un best-seller allemand, dont les 1 250 pages sont organisées en une trentaine de chapitres thématiques.

Perrin a mis à contribution une quarantaine d’auteurs pour Les lieux de l’histoire de France, dirigé par Michel Wieviorka et Michel Winock. L’ouvrage, tiré à 11 000 exemplaires, propose une histoire de France à travers ses lieux emblématiques (Lascaux, le Louvre, la tour Eiffel, le stade de Colombes…). L’éditeur compte aussi beaucoup sur le second volume des Mythes de la Seconde Guerre mondiale, qui "offre le meilleur de la recherche à un public élargi", selon Nicolas Gras-Payen, directeur littéraire chez Perrin. Ce nouvel opus passe au crible 21 nouveaux mythes, décortiqués en autant d’entrées, et espère faire aussi bien que son prédécesseur paru en 2015 et écoulé à 18 000 unités. De la même manière, Gallimard publie De la tyrannie de Timothy Snyder, dont les "20 chapitres didactiques" dressent des parallèles entre la situation actuelle aux Etats-Unis et celle de l’Europe au XXe siècle. Enfin, chez Fayard, Jean-Paul Demoule renoue avec la vulgarisation érudite dans Les dix millénaires oubliés qui ont fait l’histoire à travers une série de courts chapitres interrogatifs, dont plusieurs renvoient aux préoccupations contemporaines : "Qui a inventé les migrations ?", "Qui a inventé la domination masculine ?".

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Ces ouvrages non linéaires ne sont qu’un aspect de la nécessaire adaptation du marché à la baisse structurelle des ventes de livres d’histoire. Les éditeurs sont nombreux à revoir leur copie d’une manière ou d’une autre : Fayard a rationalisé son catalogue et mis l’accent sur la collection "Fayard histoire" qui concentre désormais une large part de ses parutions. Payot s’appuie sur des séries d’histoires thématiques (érotiques, gourmandes…) et revoit d’ailleurs cet automne la charte graphique de ses "Biographies gourmandes". Après Churchill, Jésus et Marie-Antoinette, l’éditeur va consacrer son quatrième titre à Napoléon. "On voit l’empereur en train de manger un poulet avec son bicorne, on comprend tout de suite de quoi le livre parle. Ce n’était pas forcément le cas avec les premières couvertures", explique Hélène Fiamma, directrice de Payot & Rivages.

Repositionnement

De leur côté, Tallandier a cessé d’être un spécialiste de l’histoire (lire page 58) tandis que Nouveau Monde éditions est en train de "revoir sa trajectoire éditoriale", selon son P-DG, Yannick Dehée. L’éditeur a lancé en janvier dernier une nouvelle collection de poche, "Chronos", qui doit l’aider à franchir ce cap : "Quand j’ai créé Nouveau Monde, j’ai volontairement conservé une ligne éditoriale très contemporaine car je pensais que je ne pouvais pas être généraliste face aux grandes maisons historiques, détaille Yannick Dehée. Aujourd’hui, nous avons dix-sept ans d’existence et 700 titres au catalogue, le but de "Chronos" est d’accompagner notre ouverture." La collection sera alimentée d’une vingtaine de titres par an, "le minimum pour être structurant face aux libraires".

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Belin poursuit pour sa part son ambitieux repositionnement sur le marché : après avoir lancé l’an dernier la grande collection "Contemporaines", alimentée à la rentrée par une biographie de Staline et Les enfants du goulag, l’éditeur complète son dispositif avec une nouvelle collection, "Textes choisis", dirigée par Martine Allaire. "L’objet de cette collection est de proposer un panel de points de vue sur des sources afin de permettre au lecteur de se construire sa propre opinion", résume Judith Simony, responsable éditoriale histoire chez Belin. Quatre premiers volumes paraissent ce mois d’octobre, consacrés entre autres à l’histoire du protestantisme ou de la peine de mort en France. En parallèle, dans la collection "Histoire", Belin publie Hérétiques, traduit du grand historien anglais Robert Ian Moore. "Ce titre a un vrai apport scientifique, il propose à la fois de la référence et des contenus accessibles à un public curieux, précise Judith Simony. C’est déjà ce qui m’avait incité à traduire Paul Preston l’an dernier dans notre collection "Contemporaines"."

Sur un tout autre front, Belin lance la collection jeunesse "Bulles d’histoire", accessible dès 7 ans, avec deux premiers titres, consacrés au Moyen Age et à l’Egypte ancienne. L’éditeur publie également une bande dessinée, La guerre civile espagnole, adaptée du livre de Paul Preston. La Découverte se lance à son tour dans l’histoire en bande dessinée avec la parution cet automne des deux premiers volumes d’une Histoire dessinée de la France, dirigée par Sylvain Venayre. First achèvera en 2018 son Histoire de France pour les nuls en BD.

Chez Larousse, la nouvelle directrice du département essais et documents, Sophie Descours, poursuit les livres animés avec fac-similés qui assurent le succès de la marque, avec notamment à la rentrée La Russie au temps des tsars et Il y a 50 ans… Mai 68. Mais elle engage aussi un retour des essais, dans une veine très narrative. "Nous avions perdu de vue le fait que nos auteurs universitaires qui collaborent sur les illustrés ont aussi envie de publier des essais pour le grand public", explique-t-elle. Les premiers titres devraient paraître au printemps 2018.

Conflits mondiaux

La non-fiction narrative est donc plus que jamais à l’ordre du jour. "Il y a cet engouement des lecteurs qui ont envie d’être pris par la main pour apprendre des choses", observe Hélène Monsacré, directrice du département sciences humaines chez Albin Michel. Le genre est encore peu présent chez les auteurs français, hormis peut-être Jacques Duquesne dont le Dunkerque, 1940, paru en juin, constitue l’une des meilleures ventes de l’année chez Flammarion. L’auteur y mêle ses propres souvenirs d’enfance à la grande histoire.

Retour à Lemberg de Philippe Sands (Albin Michel) aurait pu être de la non-fiction narrative française, mais l’auteur, franco-britannique, a rédigé son livre… en anglais. L’ouvrage associe l’histoire familiale à l’enquête et au roman policier tout en racontant la naissance des grandes notions du droit international que sont les crimes contre l’humanité et les génocides. Egalement en résonance avec la Shoah et dans une veine personnelle, Ivan Jablonka publiera début 2018 au Seuil L’énigmatique camping-car, récit de ses souvenirs de vacances sans ses grands-parents qu’il n’a jamais connus, morts à Auschwitz. De son côté, Payot va aussi publier en début d’année prochaine le best-seller néerlandais L’héritier du nom - 150 000 exemplaires vendus seulement aux Pays-Bas -, qui retrace l’histoire de la famille de l’auteur, Alexander Münninghoff, sur trois générations, avec la Seconde Guerre mondiale en toile de fond.

Les conflits mondiaux restent une source inépuisable de publications, dont de nombreuses traductions. Le Seuil propose Les vaincus de l’Allemand Robert Gerwarth pour décrypter les cycles de violence qui ont déferlé sur l’Europe tout au long du XXe siècle. Dans La France et la menace nazie (Nouveau Monde), l’Anglais Peter Jackson analyse la manière dont les renseignements français ont longtemps sous-évalué la dangerosité de l’Allemagne hitlérienne. Chez Gallimard, KL de l’Allemand Nikolaus Wachsmann déroule une histoire des camps de concentration nazis.

Sur le front des biographies, Fayard a renoué avec sa charte graphique iconique et s’intéresse, entre autres, au criminel de guerre nazi Friedrich-Wilhelm Krüger. Perrin se penche sur les destins d’Albert Speer et du maréchal de Lattre de Tassigny, et a surtout publié fin août une imposante biographie de Baudelaire pour le 150e anniversaire de la mort du poète. "Nous continuons d’alimenter notre programme de grandes biographies, précise Nicolas Gras-Payen. Ce format offre d’excellents ressorts narratifs, mais il faut proposer des contenus de très haut niveau pour que le public suive." De son côté, Flammarion se penche sur La vie mouvementée d’Henriette Campan, qui met un accent particulier sur le parcours d’éducatrice de la lectrice de Marie-Antoinette. "C’est un livre important car l’auteure Geneviève Haroche-Bouzinac montre comment Madame Campan s’est battue pour développer l’éducation des jeunes filles et comment Napoléon l’a empêchée de mener ce projet à bien", explique Mary Leroy, directrice littéraire chez Flammarion.

Visions du monde

Chez Albin Michel, à l’opposé d’Homo deus, l’événement de la rentrée est la parution des Marchands et le temple de Giacomo Todeschini, avec une préface de Thomas Piketty. L’auteur y croise l’histoire économique et religieuse pour montrer qu’il n’y a pas de conflit entre la morale chrétienne et le monde des affaires. "Todeschini met en lumière les bases théologiques de l’économie moderne et capitaliste ; il montre que, contrairement aux idées reçues, la chrétienté médiévale n’était pas fermée aux échanges", résume Hélène Monsacré, qui s’attend à un "succès d’estime" pour ce livre d’érudition pure.

En histoire régionale, Privat, basé à Toulouse, met l’accent sur les villes. Après Le Havre en début d’année, la maison publie notamment en novembre une Nouvelle histoire de Toulouse et annonce déjà pour 2019 une histoire de Reims. Pour Philippe Terrancle, patron de Privat, l’enjeu majeur de l’hiver sera son histoire de l’université de Toulouse. "Ce projet est en cours depuis cinq ou six ans. C’est un livre-outil. Personne ne pourra s’intéresser à Toulouse sans consulter ce livre", assure-t-il.

Enfin, il faut signaler l’omniprésence de l’historien spécialiste de l’Afrique François-Xavier Fauvelle, déjà remarqué pour son Rhinocéros d’or (Alma, 2013), qui a publié fin août au Seuil A la recherche du sauvage idéal, ouvrage qui s’interroge sur la manière dont l’Occident a construit l’image des indigènes à l’époque des grandes découvertes. Il figure parmi l’aréopage de plumes de l’Histoire du monde au XIXe siècle chez Fayard et signera début 2018 le 4e opus de la collection "Mondes anciens" de Belin consacré à l’Afrique.

 

L’histoire en chiffres

Du neuf avec du vieux

 

Portée par quelques têtes de gondole, l’histoire ancienne a connu une année de forte croissance en librairie.

 

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Avec une progression de 15,3 % en valeur au cours des douze derniers mois selon GFK, l’Antiquité est le plus dynamique des segments du marché des livres d’histoire. Ces bons résultats reposent en grande partie sur l’effort de vulgarisation érudite représentée par quelques titres phares dont l’approche moins académique, plus narrative, a permis de séduire un public élargi. SPQR et le premier tome d’Histoire du monde, consacré au Monde ancien, tous deux parus chez Perrin en 2016, en sont respectivement à 18 000 et 25 000 exemplaires vendus tandis que les pérégrinations d’un sesterce à l’époque de Trajan font les beaux jours de Payot avec 10 000 exemplaires pour Empire. Payot compte poursuivre sur cette lancée en publiant courant octobre le nouvel ouvrage d’Alberto Angela, Les trois jours de Pompéi . Egalement en 2016, Albin Michel avec Le cheese-cake de Caton ou les Puf avec Libérez le Romain qui est en vous s’étaient essayés à l’histoire ludique. Fait remarquable, ces livres sont tous des traductions. Les historiens français manqueraient-ils de fantaisie ?

Nouveaux traitements

On trouve pourtant derrière ces locomotives vulgarisatrices quelques projets plus classiques dans leur approche, mais audacieux dans leur forme. Belin, avec sa collection "Mondes anciens", en particulier, participe de ce mouvement : les deux premiers volumes de la série consacrés à la préhistoire et à l’Egypte représentent plus de 16 000 ventes cumulées. Le troisième sur la Mésopotamie, paru fin septembre, constitue l’un des enjeux majeurs de l’éditeur pour la rentrée. A ce paquebot au long cours (une quinzaine de titres sont prévus dans "Mondes anciens") viennent s’ajouter plusieurs monographies de grande qualité qui se sont distinguées cette année et qui constituent le socle du segment dans des niveaux de ventes très honorables. Histoire des guerres romaines (Tallandier), paru en mars dernier, a déjà atteint les 4 500 exemplaires.

Chez Fayard, la biographie de Ponce Pilate se situe dans les mêmes eaux tandis que L’énigme grecque (La Découverte) a séduit 3 000 curieux. Même l’exigeant Carthage de Khaled Melliti (Perrin), qui fait un sort à l’hellénocentrisme hérité de l’historien allemand Droysen, s’est vendu à 2 800 exemplaires. De son côté, Hachette Supérieur a publié une seule nouveauté en "Carré histoire" cette année, Les mondes hellénistiques, pour le coup très universitaire dans son contenu. Sur l’Antiquité tardive, le livre de Peter Brown A travers un trou d’aiguille (Belles Lettres), à peine moins exigeant, a aussi fait événement.

De là à conclure que l’histoire ancienne est à la mode, il y a un pas que les éditeurs s’abstiennent pourtant de franchir. "Je pense que c’est le traitement qui séduit, davantage que la période, estime Sophie Hogg, directrice éditoriale chez Fayard. On s’aperçoit qu’on peut remettre sur le devant de la scène des sujets ayant trait à n’importe quelle période de l’histoire. Il faut donc continuer dans cette réflexion, surtout sur la base de ce que font les auteurs anglo-saxons, et solliciter les auteurs français pour qu’ils fassent la même chose."

Si plusieurs nouveautés paraissent cet automne, les éditeurs ne s’attendent pas à en faire des best-sellers. Perrin publie par exemple Urbs : histoire de la ville de Rome, des origines à la mort d’Auguste. "Il existe un imaginaire très fort autour de Rome, cela devrait nous permettre de toucher un petit public, mais on n’est clairement pas dans la vulgarisation", concède Nicolas Gras-Payen, directeur littéraire. Belin annonce Par les armes d’Anne Lehoërff, déjà auteure de Préhistoires d’Europe ; de leur côté, les Puf enrichissent leur collection "Une histoire personnelle" avec deux volumes consacrés à la Bible et à l’Egypte des pharaons. Enfin, Jésus-Christ est à l’origine de deux projets d’envergure très différente : Flammarion publie en novembre le dernier Tobie Nathan intitulé Jésus le guérisseur, petit livre vif axé sur la place du prophète dans la société de l’époque. Albin Michel se veut, de son côté, exhaustif avec Jésus : l’encyclopédie.

Meilleures ventes : des sujets très variés

Si Sapiens (Albin Michel) demeure le best et désormais long-seller incontesté, talonné par le deuxième tome de Métronome de Lorànt Deutsch (Michel Lafon) et Histoire mondiale de la France (Seuil,), notre palmarès GFK/Livres Hebdo des meilleures ventes de livres d’histoire brille cette année par son éclectisme. Elisabeth Badinter réussit le tour de force de hisser en 5e position un livre consacré à Marie-Thérèse d’Autriche, Le pouvoir au féminin (Flammarion). Lettres à Anne et Journal pour Anne de François Mitterrand (Gallimard, 4e et 10e), Une jeunesse au temps de la Shoah de Simone Veil (Le Livre de poche, 11e) et Claude : c’était ma mère d’Alain Pompidou (Flammarion, 17e) confirment l’intérêt toujours puissant pour les ressorts intimes de l’histoire. Intérêt qui peut aussi être épistolaire, à l’image de Comme un Allemand en France (L’Iconoclaste) qui s’empare d’une surprenante 25e place avec ses lettres de soldats de la Wehrmacht. L’autre surprise vient de L’extase totale (La Découverte, 22e), récompensé pour avoir abordé le sujet jusqu’alors méconnu des Allemands et de la drogue pendant la Seconde Guerre mondiale.

SPQR de Mary Beard (Perrin, 16e) symbolise la vigueur retrouvée de l’histoire ancienne, quelques encablures devant l’auteur fétiche de Tallandier, Emmanuel de Waresquiel, dont le Juger la reine, dédié au procès de Marie-Antoinette, occupe la 32e position. Les amateurs de bagatelle avaient le choix entre Les derniers libertins (Flammarion, 20e) de la grande spécialiste italienne de l’histoire des femmes sous l’Ancien Régime, Benedetta Craveri, et Les dessous croustillants de l’histoire de France du vulgarisateur Alain Dag’Naud (Larousse, 34e). Enfin, le succès de 100 ans d’histoire des Portugais en France (Michel Lafon, 29e) vient rappeler l’importance de l’immigration dans l’histoire récente.

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