Les algorithmes pourront-ils un jour remplacer les libraires ? Pour Véronique Cardi, directrice de Lattès, la réponse est sans appel. Dans le studio de Livres Hebdo, elle analyse la « force de conseil » unique et le lien direct avec les lecteurs et lectrices qui, parfois, manquent aux éditeurs et éditrices.
Mais au-delà de la passion, souvent chronophage, Véronique Cardi soulève une question centrale pour les éditeurs : comment naît un « phénomène de librairie » ?
En prenant l'exemple de plusieurs auteurs à succès publiés chez Lattès - comme Sandrine Collette dont le dernier roman, Madelaine avant l’aube, lauréat du prix Goncourt des lycéens 2024, s’est vendu à plus de 220 000 exemplaires ou encore Les Éléments de John Boyne, lauréat du prix du roman Fnac 2025 et qui vient d’atteindre les 28 000 exemplaires vendus après quelques mois en librairie -, Véronique Cardi dévoile les coulisses d’une alchimie mystérieuse, entre l'enthousiasme des libraires et le destin d'un roman auprès du public.
Que ferait la directrice des éditions Lattès si elle tenait les rênes de sa propre librairie ? Peut-être s’attellerait-elle à l’animation de clubs de lecture, de rencontres, voire à la création de son propre prix littéraire dédié aux jeunes adultes ? Dans la continuité de l’étonnante aventure du « camion qui livre sur les plages », vécue dès 2013 et à laquelle Véronique Cardi a activement participé, l'éditrice considère qu’il existe des milliers d’idées possibles pour tisser des liens originaux entre les livres et le public.
La directrice de Lattès adresse enfin un message de soutien et de respect vis-à-vis de cette profession qu’elle juge indispensable pour « la culture, la civilisation et disons le même, pour la démocratie ». Une déclaration d’amour à découvrir en images.
