Fukushima, deux ans après

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Fukushima, deux ans après

Pour le deuxième anniversaire du dramatique séisme qui s'est produit au Japon le 11 mars 2011, la production éditoriale française privilégie la publication de textes d'auteurs nippons.

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Par Anne-Laure Walter,
avec alw,
Créé le 08.03.2013 à 00h00,
Mis à jour le 08.03.2013 à 00h00

Le 11 mars 2011, le Japon fut frappé par une succession de catastrophes aux conséquences dramatiques: un séisme de 9,1 sur l'échelle de Richter qui a engendré un tsunami et la destruction partielle d'une centrale nucléaire. Pour le deuxième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, la production éditoriale française privilégie les textes d'auteurs japonais, alors que jusqu'alors les lecteurs trouvaient surtout des témoignages de journalistes et d'écrivains français, à l'exception du Journal des jours tremblants de Yoko Tawada (Verdier, février 2012).

Le Seuil a publié le 7 mars le quatrième livre du journaliste et écrivain Kôta Ishii sous le titre Mille cercueils. L'auteur s'est rendu à Kamaishi, sur la côte nord-est du Japon, au lendemain du tsunami, et il témoigne.

Toujours le 7 mars, le photojournaliste Antonio Pagnotta donne dans Le dernier homme de Fukushima (Don Quichotte) la parole à Naoto Matsumura, qui a refusé en mars 2011 d'évacuer la zone interdite autour de la centrale et vit toujours sur la terre de ses ancêtres, dans sa ferme auprès des quelques animaux encore en vie, refusant l'errance à laquelle sont condamnés ceux qui sont partis.

De son côté, Philippe Picquier a publié le 31 janvier O chevaux, la lumière est pourtant innocente d'Hideo Furukawa, écrit un mois à peine après le séisme par l'écrivain qui a décidé «de partir à Fukushima, pour s'irradier de réel», explique son éditeur.

Glénat a édité le 6 mars un manga Santetsu, 11 mars 2011, après le cataclysme, de Koji Yoshimoto. L'ouvrage raconte les efforts immenses déployés par les équipes du chemin de fer japonais afin de rétablir les voies de communication, principalement la ligne Sanriku, et donc la vie, d'une région ravagée par la nature. Le Lézard noir propose aux lecteurs de découvrir, sous la forme d'une bande dessinée, vingt ans avant la catastrophe, les difficiles conditions de travail des employés de la centrale. Poissons en eaux troubles: les invisibles du nucléaire de Susumu Katsumata, à paraître le 28 mars, réunit des nouvelles illustrées entre 1985 et 1989 par Kastumata.

Par ailleurs, deux textes importants parus l'an passé arriveront en format de poche en mars. Tristram prévoit le 21 mars, dans sa collection «Souple» le livre-reportage de William T. Vollmann Fukushima, dans la zone interdite : voyage à travers l'enfer et les hautes eaux dans le Japon de l'après-séisme ; et Folio intégrera à son catalogue le 14 mars Fukushima: récit d'un désastre de Michaël Ferrier (Gallimard, 2012).

Enfin, L'Harmattan vient de mettre en vente l'essai de Raymond de Bonnefoy et Daniel Haber, Fukushima: chronologie d'un désastre nucléaire annoncé. Au rayon poésie, Jean-Luc Steinmetz dévoile ses poèmes, Et pendant ce temps-là..., un recueil préfacé par Philippe Forest et disponible depuis le 7 mars au Castor astral.

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