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JO 2024: contre le démontage de leurs boîtes, les bouquinistes saisissent la Justice

Les boîtes des bouquinistes sur les quais. Au fond la préfecture de Paris. - Photo Olivier Dion

JO 2024: contre le démontage de leurs boîtes, les bouquinistes saisissent la Justice

L'Association culturelle des bouquinistes de Paris a annoncé entreprendre une action au tribunal administratif pour contester le démontage de leurs boîtes pour accueillir les Jeux olympiques 2024.

Par Léon Cattan , Paris
avec AFP Créé le 22.01.2024 à 15h41 ,
Mis à jour le 22.01.2024 à 18h25

Les bouquinistes de Paris vont contester en justice le démontage annoncé de centaines de leurs boîtes le long de la Seine en vue de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques le 26 juillet, ont-ils annoncé le 19 janvier à l'AFP.

Lors de l'assemblée générale de l'Association culturelle des bouquinistes de Paris, près de 130 d'entre eux (sur environ 180 adhérents) ont décidé d'intenter une « action en justice au tribunal administratif » pour contester cette opération, a indiqué le président, Jérôme Callais. « Le fait que cette action ait été votée à l'unanimité par les adhérents (...) est à la hauteur des enjeux et conséquences dramatiques qu'aurait un tel retrait », a commenté leur avocat, Matthieu Chirez.

Lundi, la préfecture de police, qui justifie ce retrait de quelques jours par des impératifs de sécurité, avait fait un pas vers les bouquinistes en acceptant de « sacrifier certaines zones qui ne seront donc pas ouvertes au public (...) ce qui permet de sauvegarder plus de 170 boîtes ». Le nombre de boîtes démontées n'atteindrait ainsi plus que 428 au lieu de 604, « soit moins de la moitié (47%) » des 932 arrimées aux quais de la Seine, avait précisé la préfecture. Malgré cette proposition, Jérôme Callais a estimé que les bouquinistes n'avaient « rien à perdre » en allant devant le juge.

Les bouquinistes vont demander le « non-enlèvement »  des boîtes ou, « en dernier recours », une indemnisation et un « traitement digne et respectueux » de leurs librairies à ciel ouvert, inscrites au patrimoine culturel immatériel français, première étape vers une éventuelle reconnaissance au patrimoine mondial de l'Unesco.

Sollicitée par l'AFP, la préfecture de police a indiqué prendre acte de la décision d'intenter une action en justice. « Les échanges se poursuivent en toute transparence et le linéaire précis des boîtes à enlever pour raisons de sécurité fera prochainement l'objet d'une transmission au président de l’association des bouquinistes, comme convenu lors de la réunion du 15 janvier dernier », a ajouté la préfecture. 

 

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